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ISSN 1646-740X

FCT

ano 5  ● NÚMERO 7  2009
ISSN 1646-740X

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La vocation scolaire de la chapelle de maître Pierre de Lisbonne au XIVe siècle[1]

 

Mário Farelo
IEM, Faculdade de Ciências Sociais e Humanas,
Universidade Nova de Lisboa
mario.farelo@netcabo.pt

 

Au contraire de l’histoire de l’université de Lisbonne-Coimbra qui reçut d’importantes contributions dans cette dernière décennie e demie[2], l’étude parallèle des institutions médiévales d’enseignement non-universitaire n’a guère bénéficié de la même attention. En effet, les travaux récents qui touchent à question, portés très souvent vers une approche de synthèse[3], reposent presque entièrement sur les études datées – mais néanmoins fondateurs – d’auteurs comme Artur Moreira de Sá, Francisco da Gama Caeiro, Isaías da Rosa Pereira et Fr. Fernando Félix Lopes [4].

Ce piètre degré d’innovation dans la connaissance des institutions scolaires médiévales autres que l’université ne se justifie ni par le manque d’un effort historiographique ni par des insuffisances heuristiques. C’est bien une conséquence classique d’une conjoncture documentaire ponctuée par une absence chronique de sources[5] qui inviabilise l’ébauche de l’étude sur les encadrements institutionnelles ou les méthodes d’enseignement qui cheminaient les jeunes vers l’apprentissage des premières lettres.

Cette faiblesse historiographique, présente également dans d’autres historiographies européennes[6], fait qu’il ne soit guère possible dépasser les considérations générales, s’acceptant le principe que ces écoles fournissaient un enseignement dirigé vers l’acquisition de compétences de lecture par le biais de la mémorisation do psautier (saltério) et du chant.

Le système scolaire pré-universitaire se distinguait par le biais de son implantation en milieu rurale ou en milieu urbain, ce qui veut dire qu’il existerait en principe une gradation de la qualité des instituts scolaires à la disposition de clientèles en fonction des vivences et de la relation que celles-ci maintenait avec l’espace environnant. 

À la campagne, les écoles se caractérisaient par la liaison au milieu ecclésiastique, soit à travers l’existence d’écoles monastiques tournées vers un enseignement apparemment de «consommation interne», notamment dans le cas des cisterciens[7], soit à travers un accompagnement scolaire dans le cadre de structures d’enseignement au niveau paroissiale. Il est sûr que certaines de ces paroisses rurales détenaient cette capacité, dépendant son opérationnalité des capacités intellectuelles du prêtre et de la disponibilité financière pour sa manutention, comme en témoigne le testament de l’archevêque de Braga Silvestre Godinho. Dans ce document, rédigé en 1244 et maintes fois évoquée para l’historiographie spécialisée, le prélat justifie le légat d’une propriété à l’église de Saint-Pelage de Pousada par le fait qu’il y eut été absorbé pendant trois ans dans l’étude du psautier[8]. Cet exemple, le seul dont nous connaissons l’existence pour caractériser ce type d’enseignement, permet en outre de prouver l’existence d’un groupe d’individus avec le potentiel nécessaire pour pénétrer l’élite intellectuel du temps issu d’une société rurale connotée moins avec l’école qu’avec une transmission culturelle de base orale et par des occupations professionnelles liées à l’agriculture et à l’élevage. 

Bien entendu, c’était en ville que l’offre d’un enseignement élémentaire était la plus étendue. D’une part, avec les écoles cathédrales dont les fondations accompagnent le processus d’intégration dans la mouvance chrétienne des civitates conquises à al-Gharb Al Andaluz. C’est ainsi que rapidement s’établit un groupe de allumni autour de l’archevêque de Braga (1072)[9], de la même sorte que l’évêque de Coimbra  organise une école au sein de sa cathédrale (1086)[10]. Ces deux instituts sont encore connus par les inventaires qui sont parvenus jusqu’à nous de leurs bibliothèques[11]. En ce qui concerne son homologue lisbonnaise, celle-ci est reconnue notamment à travers les données retirés des parcours d’anciens élèves que dévirent des intellectuels d’exception au XIIIe siècle, cas de saint Antoine de Padoue/Lisbonne et de Pierre d’Espagne (papa Jean XXI). Il est probable que les six autres cathédrales du royaume auraient des préoccupations semblables, malgré leurs moindres disponibilités financières[12].   Néanmoins, c’est à travers la constitution des dignités normalement associées à la culture (scolasticus, magister scholarum) dans les chapitres cathédraux du royaume que l’existence de ce type d’écoles, à l’ombre de la cathédrale, est normalement supposée[13]. Il reste que, au contraire du cas castillan[14], il subsiste encore de très nombreuses lacunes dans la connaissance de ces écoles, surtout en ce qui concerne le type de recrutement, les méthodes et l’étendue de leur enseignement.

En outre, l’historiographie suppose que ce type d’enseignement était adopté par certaines collégiales. Pour cette question, le raisonnement historiographique semble fonctionner sur la base de leur importante institutionnelle, puisque ces écoles sont normalement placées dans les collégiales les plus importantes do royaumes, comme celles de Sainte-Marie de Guimarães et de Sainte-Marie de Santarém[15]. La réalité serait certainement beaucoup plus diverse[16].

L’évêque partageait l’offre scolaire urbaine avec les nombreuses écoles conventuelles de chanoines séculiers de saint-Augustin qui se développèrent à partir de la seconde moitié du XIIe siècle et les studia mendiants dans centurie suivante. A ce niveau, il semble être de mise insister sur la prééminence de l’école des chanoines de Saint-Augustin à Sainte-Croix de Coimbra, ainsi que celle à Saint-Vincent de Lisbonne. Il est vrai que cette prééminence résulte surtout de l’analyse des inventaires et des livres à but scolaire qui subsistèrent de ces monastères[17], bien plus que de l’activité pratique de ces écoles, dont l’existence est difficilement reconnue dans les sources au-delà de la présence dans ces deux écoles de saint Antoine de Padoue/Lisbonne[18]. Dans le même sens s’aligne l’investigation sur les studia mendiants. N’ayant pas d’études spécifiques sur les frères mineurs, nous savons de leur existence dans les couvents dominicains portugais dès le début du XIVe siècle, notamment à travers le va-et-vient soutenu de lecteurs dans le couvent à Lisbonne[19] et de la liaison de celui-ci (comme de celui de Coimbra) avec l’université. Nous parlons ici d’un enseignement théologique que sera intégré dans l’université de Lisbonne-Coimbra au milieu du XVe siècle[20]. Un mot enfin sur l’enseignement dispensé dans les monastères de l’ordre de Saint-Jacques, notamment dans celui de Santos, près de Lisbonne, où Luís Filipe Oliveira décerna l’existence d’un enseignement destiné aux filles qu’y séjournaient[21].

En ce qui concerne les écoles urbaines laïques, les responsabilités éducatrices des municipes portugais se détectent de forme généralisée seulement à partir de la deuxième moitié du XVe siècle, lorsque les documents montrent la préoccupation des  oligarchies municipales avec la formation de leurs membres [22]. Antérieurement, ces dernières sont détectables seulement à Porto et à Lisbonne, surtout lorsque ces deux dernières institutions sont mandatées par le roi dans le but de  pourvoir à la formation à l’étranger des clercs, notamment de mendiants[23]. Toutefois, nous ne savons pas si cet appui se concrétisait par l’établissement d’une école en due forme ou, comme il paraît être le cas, uniquement dans l’engagement  d’un spécialiste en grammaire pour pourvoir à cet enseignement.

En ce sens, ce dernier type d’enseignement pouvait se rattacher à l’enseignement privé dont nous allons essayer de détailler l’encadrement et les acteurs, étant donné sa liaison avec l’enseignement dispensé à la chapelle de maître Pierre de Lisbonne.

 

L’enseignement privé 

Ce type d’enseignement demeure le plus diversifié et l’un des plus difficiles à saisir, non seulement parce qu’il dépend de motivations et d’actes individuelles – dont très souvent nous n’avons pas de moyen de savoir de leur efficacité – mais aussi parce que son opérationnalisation suppose des degrés d’encadrement institutionnel qui peuvent être variables.

Lorsque nous y pensons, très souvent nous vient à la mémoire l’enseignement formel dispensé par un lettré à titre privé. La documentation médiévale lisbonnaise reconnait l’existence de ce type d’instruction par le biais d’un préceptorat d’un bachelier[24] ayant la charge d’instruire la descendance de familles biens fournies, cas de groupes familiaux liés au commerce ou au service royale[25]. Bien entendu,  il est très probable que cette instruction ait eu lieu dans les palais (paços) que ces familles avaient en ville[26] et non pas dans les écoles que ces maîtres auraient pu maintenir en milieu urbain. Sur cette dernière question, les indices très minces que nous avons pu recueillir ne permettent que perspectiver leur éventuelle existence avant la fin du XVe siècle[27].

Bien sûr, cet enseignement privé ministré au niveau de la famille dépendait de l’importance que l’éducation avait dans son sein. Le plus souvent, très certainement, serait faire dépendre l’instruction de la maisonnée d’un membre de la famille chargé de l’éducation des plus jeunes. Pensons ainsi aux références aux allumni d’un certain clerc[28] et aux légats de livres effectués par les oncles à leurs neveux[29]. Ces légats pouvaient être accompagnés de transferts de fonds, comme celle effectuée avant 1407 par le doyen d’Évora Mem Peres de Oliveira en ordonnant que soient soutenus causa discendi  son alupno Gomes ou des étudiants nobles de la ville d’Évora en état de pauvreté[30].

Nous écartons de cette analyse l’enseignement visant l’acquisition d’un ensemble de compétences servant à l’apprentissage d’un métier, car il ne subsiste aucun élément que nous permet d’affirmer que cet apprentissage était réglée de façon contractuelle comme dans d’autres royaumes[31] ou quelle était une des charges des corporations de métiers respectives. Bien entendu, la reconnaissance de la fonction éducative de ces dernières auraient permis faire preuve de l’institutionnalisation de l’apprentissage professionnelle, une chose que les médiévistes portugais recherchent dans les sources encore sans succès.

Ceci ne veut pas dire que l’enseignement privé ne s’est pas institutionnalisé dans la société urbaine portugaise. Autre les éventuelles écoles de magistri situés en ville, l’encadrement institutionnelle de l’activité educatrice formelle passait aussi par le biais du collège et de la chapelle.

D’une part, il faut constater la faible tradition du premier dans le système scolaire portugais avant le XVIe siècle et la fixation de l’université à Coimbra à partir de 1536-1537[32]. Cette situation découle probablement d’une série de conditions économiques de difficile considération. De plus, il faut tenir compte de la véritable fonction de ces institutions, où la vocation scolaire semble se subordonner à des intentions pieuses. En effet, il faut insérer ces collèges dans la lignée des institutions analogues créées à Paris pendant le Moyen Âge[33]. Celles-ci comme celles-là, fondées généralement à la suite du testament d’un officier royale appartenant au clergé, fonctionnaient dans un but pieux, servant à fournir gîte, couvert et vêtements à des personnes – dont une partie étaient des étudiants – pendant un nombre d’années spécifiques. L’exemple le plus probant – et le plus précoce de cette façon de faire – demeure l’institution de l’hôpital de Saint-Paul, Saint-Clément et Saint-Eloi par l’évêque Domingos Eanes Jardo en 1291, dont la vocation assistentielle de cette institution passait par la manutention de six étudiants pauvres[34].  Les deux autres institutions de collèges connues par la documentation, à savoir le collège d’Afonso Correia (1383) e de D. Diogo Mangancha (1447)  sont plus tardives et il n’y a pas de certitude sur leur fonctionnement effectif[35].

D’autre part, il faut constater que la vocation éducatrice des chapelles destinées au culte funéraire et mémorial d’un ou de plusieurs individus (normalement liés par les liens familiaux) demeure une  question qui n’a pas été l’objet de l’attention des médiévistes portugais[36]. Cela est d’autant surprenant que ce phénomène est connu dans d’autres royaumes, notamment en Angleterre, où les fondations des chantries à partir du final du XIVe siècle prévoient des attributions éducatrices aux chapelains respectifs[37], tandis qu’en France cette attestation passe notamment par la mise en contribution d’indices artistiques[38]. Au Portugal, les minces indications documentaires peuvent le suggérer[39]. L’opportunité que nous avons eue de consulter un ensemble de documents sur la fondation d’un majorat où cette vocation scolaire est référée fournit l’occasion d’étudier de plus près cette importante question pour l’histoire de l’éducation portugaise au Moyen Âge.

                       

La chapelle de maître Pierre de Lisbonne

La chapelle de Sainte-Anne a été instituée dans l’église de Saint-Laurent de Lisbonne par Maître Pierre, un clerc lisbonnais que poursuivit simultanément une carrière comme médecin du roi Denis (1279-1325) et un trajet ecclésiastique en tant que chanoine de Porto, de Guarda et recteur de Saint-Jacques de Óbidos, comme l’énonce lui-même dans son testament daté de 1296[40]. Fondée avant cette date sur un espace ecclésiale déjà garni d’autres institutions semblables[41], cet important document établit ces fonctionnalités et les modalités de sa manutention.

En premier lieu, cette chapelle servirait de gardien de la mémoire ad aeternum de son fondateur, puisqu’il y devrait être exhumé, même s’il trépassait à l’étranger. Son âme, comme celles des membres de sa famille ascendante et collatérale, du roi et de ses bienfaisants serait sufragée para un chapelain. Celui-ci devrait se démarquer par sa probité intellectuelle, dans la mesure où, selon le  même maître Pierre, il devait être «de bons coutumes et de bonne science», devant « savoir bien lire l’office divin»[42]. Bien sûr, une autre question nucléaire qui se détache de l’analyse de ce document ce sont les moyens de manutention de l’institution. A cet effet, il fit bénéficier l’administration de sa chapelle en faveur de son frère Lourenço Peres durant les seize ans suivant sa mort[43].

Cette façon de faire résulte certainement du manque de descendance directe de maître Pierre, ce qui marque une certaine innovation face aux majorats établis sensiblement au même temps par des clercs – la plupart du temps des évêques – qui les laissent quasi invariablement à leur progéniture[44]. La suite des événements montre que la transmission établie par maître Pierre fût suivie et qu’elle a demeurée plus proche des canons de transmission fondés sur la progéniture et la masculinité[45]. L’administration de la chapelle passa de Lourenço Peres à son fils homonyme qui –  à son trépas sans descendance – la laissa à un autre frère Filipe Lourenço, appartenant à l’état ecclésiastique. Il faut noter qu’en vertu du manque de descendance de ce dernier, la transmission se poursuivra par voie collatéral, bien que, contre toute attente, ce ne sont pas les fils illégitimes Afonso Dinis[46] ou Lourenço Dinis[47] plus âgés qui vont hériter cette administration[48], mais bien le fils cadet, lui aussi illégitime, de son nom maître Jean des Lois (das Leis). Celui-ci portera sur ses épaules le futur de la famille[49]. Cette exemple est d’ailleurs l’un des premiers cas que nous registrons au Portugal d’une forme de transmission des administrations de chapelles au sein de la famille qui annoncera l’éclosion des chapelles-majorats, où les chapelles les plus riches sont annexées aux majorats familiaux, gardant le chef du lignage simultanément les fonctions de «chef du majorat» et d’administrateur de la chapelle[50].

En plus, maître Pierre perspective l’encadrement institutionnel de cette fondation, qu’il fait dépendre de la surveillance de ces dispositions par les vicaires de la cathédrale de Lisbonne, le recteur de l’église de Saint-Laurent et de son frère lors des visites annuelles à Noël[51]. L’arrangement de cette manutention ad aeternum  aux mains de son groupe familial était complété par sa soustraction de juridiction face au recteur et des portionnaires de l’église de Saint-Laurent, où la chapelle était implantée physiquement[52].

Bien que les éléments de la famille aient pu mimétiser l’action de maître Pierre par d’autres fondations de majorats et de chapelles à Saint-Laurent de Lisbonne[53], il n’est demeure pas moins que le groupe familiale entendit cette chapelle-majorat comme l’une des sources les plus importantes de leur pouvoir symbolique et de leur présence dominatrice au sein de la paroisse laurentienne. Étant donné le degré de destruction et de modifications souffertes par le bâtiment ecclésial où s’encadre la chapelle, il n’est guère possible de concevoir aujourd’hui avec certitude le degré de son utilisation en tant que panthéon familiale au-delà de cet emploi par cette génération primordiale formé par les frères maître Pierre et Lourenço Peres Senior[54]. Il est sûr, néanmoins, que l’attention portée sur l’institution pouvait être entachée par les abus ou les déficiences montrées par certains administrateurs à pourvoir suffisamment à la manutention du culte ou à la gestion de leur patrimoine. Ainsi, il est pertinent de noter que les membres de la famille furent sensibles à ces faiblisses et aux aléas conjoncturelles (guerres, mauvaises années agricoles) que rendait plus difficile la perception de l’argent nécessaire pour satisfaire les obligations liturgiques et autres jointes à la chapelle. En ce sens, nous observons que la chapelle a reçu diverses dotations de propriétés ou d’argent pour faire son achat[55], des actions que nous pouvons lier à d’autres éléments «d’aide à sa manutention» comme  l’institution d’autres chapelains[56] et de légats de livres.

À part sa vocation funéraire et de lieu de mémoire de la famille, la chapelle de maître Pierre fut aussi conçue en tant que fondation pieuse dans la lignée de la praxis du temps, puisque c’est elle que fournira l’encadrement institutionnel et le siège pour les huit hommes vieux e pauvres appartenant à la lignée de maître Pierre que son frère Lourenço Peres[57] établit comme œuvre de miséricorde lors de son testament[58]. Cet encadrement se définit en plus par l’utilisation des immeubles appartenant à la chapelle pour la rétribution journalière des pauvres («le palais des maisons de la chapelle») et l’hébergement de l’administrateur de cette fondation, qui doit habiter «les maisons de maître Pierre laissées à la chapelle»[59]. Cette relation à l’espace se complétait avec l’obligation à l’écoute par ces hommes pauvres de l’office divin à Saint-Laurent sous peine de  leurs rations[60].

 

Les institutions à but scolaire dans le cadre de la chapelle

C’est sûrement l’établissement de l’université au Portugal en 1288-1290 qui mobilisa la fondation d’institutions à but scolaire pendant la dernière décennie du XIIIe siècle à Lisbonne. La plus spectaculaire demeure celle concernant l’hôpital que Domingos Eanes Jardo, évêque d’Évora et puis de Lisbonne, y établit au début de la décennie pour six étudiants pauvres[61] et dont l’administration passera plus tard aux mains des réguliers[62]. Cette dernière fondation partage des ressemblances avec l’institution que maître Pierre idéalise en 1296 lorsqu’il ordonne que trois enfants de sa famille – chacune devant avoir sept ans – doivent être instruits par le chapelain de sa chapelle dans le psautier et dans le chant, avant de passer à l’étude de la Grammaire sous l’orientation d’un bachelier. Ces trois garçons bénéficiaient de gîte et couvert pendant une période maximale de huit ans pendant laquelle ce trio devrait être habillé et nourri par les rendements de la chapelle[63]

Ces deux institutions partagent plus que leur moment très proche de fondation, surtout parce que ces institutions à but scolaire demeurent secondarisés par rapport à l’œuvre de piété que ces fondateurs respectifs veulent imprimer à celles-ci[64]. Par ailleurs, il existe des différences. La plus frappant est le niveau d’études demandé aux pensionnaires. Tandis que les étudiants de l’hôpital devraient étudier en Droit, en Médecine et en Théologie, toutes des matières «universitaires»,  aux enfants de la famille de maître Pierre serait dispensé une instruction au niveau élémentaire. Ceci laisse entendre que l’horizon éducatif de maître Pierre ne semble pas se situer au niveau des études supérieures, puisque cet encadrement terminerait lorsque les béjaunes seraient en âge d’ingresser à l’université[65].

Celle-ci serait certainement une lacune dans la stratégie visant à former, dans le cadre de la famille et à moyen terme, des futurs lettrés, prélats et officiers royaux qui devraient assurer la croissante projection familiale dans le cadre de la société de cours et dans la société lisbonnaise du XIVe siècle. Or, le frère de maître Pierre va rapidement adresser cette situation en créant les conditions, lors de son testament aussi de 1296, pour qu’un autre enfant de leur famille, agé de sept ans et maintenu par les rendements laissés par celui-ci, puisse accompagner l’enseignement dans les mêmes termes établis par maître Pierre. L’important ici demeure que ce même Lourenço Peres Senior permet que les huit ans ordonnés dans le testament de son frère puissent être dépassés. Dans le cas où ces quatre enfants ne voulaient pas continuer aux études, ceux-ci devraient être remplacés d’autres, lesquels devraient être des jeunes ou des hommes légitimes appartenant au lignage de maître Pierre et naturels de Lisbonne ou de Mafra. Ils devraient témoigner au recteur de Saint-Laurent de Lisbonne la disposition d’apprendre, lequel assumirait la charge de conseiller lors du processus de leur sélection[66]. Les montants de «bourse» accordés témoignent la gradation d’importance que le lignage concédait aux matières. Ainsi, ceux qui étudieraient la Théologie, le Droit ou la Physique devaient recevoir annuellement cinquante livres à la Saint-Michel de septembre, lorsque ceux qui voulaient s’adonner à d’autres sciences ne recevaient que la moitié de cette somme[67].

Bien sûr il s’agit ici d’une forme de subvention aux études supérieures des membres du groupe, comme en témoigne – ne serait-ce  que pour le confirmer –  le fait que le nouveaux recteur de l’église de Saint-Laurent nommé en 1349 c’est précisément un étudiant dans le studium de Lisbonne maintenu par les biens de la chapelle dudit maître Pierre (procuratum in Vlixbonen. studio per bona Capelle dicti Magistri Petri studantem)[68]

La troisième grande institution «scolaire» liée à la chapelle de Sainte-Anne demeure l’établissement de prestamos[69] pour les étudiants de la chapelle moyennant une redistribution en douze parties des rendements de la collégiale de Saint-Laurent élaborée par Miguel Vivas vers les années 1330[70]. En destinant le permier quart pour le payement de toutes les dépenses de la collégiale, le second pour le prieur de celle-ci, le troisième pour les portionnaires de la même (les trois qu’y séjournaient plus un quatrième que le prieur y établit pour l’augmentation du culte dans cet établissement), ce prélat ordonne que le dernier quart servit à maintenir aux études quatre pauvres étudiants en théologie, droit ou en médicine[71]. Miguel Vivas institutionnalise ainsi la promotion des études universitaires par les membres du lignage dont Lourenço Peres Senior avait perspectivé la possibilité. De plus, il faut ajouter que cette nouvelle fondation s’effective à coup d’un détournement de fonds qui fait dommage en premier lieu à institution ecclésiastique elle-même, puisque ce quart n’est pas doté par les membres de la famille, mais bien par les ressources provenant de la collégiale[72]

La conservation d’une partie de l’archive de cette famille permet de cerner quelques unes des caractéristiques de ces prestamos par le biais de certaines chartes de concession. Ainsi, ils étaient concédés par le recteur laurentien avec  l’assentiment et le conseil du possésseur du droit de patronage de la collégiale[73] et avaient la durée de huit ans[74], rappelant bien-sûr la durée initiale des bourses determinés par maître Pierre. L’investiture rappelle n’importe quelle intronisation dans un bénéfice ecclésiastique par l’apposition du chapeau (capeirote) sur le chef [75].

Finalement, l’importance de l’enseignement dans la promotion social du lignage ne pouvait être oubliée par maître Jean das Leis, l’un de ceux qui a le plus bénéficié de ces institutions[76]. Son action à ce chapitre apparaît comme double. D’une part, il suit la stratégie de ces ascendants en fournissant les conditions pour la manutention de deux autres étudiants agés de sept ans pour une durée maximale d’appui de huit ans. Ces dispositions ne suivent pas celles de maître Pierre que dans le sens où l’une de ces enfants devrait être de son lignage, tandis que l’autre devrait être originaire du lignage de Maria Afonso, sa défunte[77]. Cette fondation, apparemment ratée[78], semble être la dernière action de la famille pour constituer des nouvelles fondations de la sorte. Sans doute les difficultés économiques de la dernière moitié du XIVe siècle et les problèmes de gestion patrimoniale très fréquemment associés à la manutention de ce genre d’institutions dictèrent une voie conservatrice de protection de l’établi. C’est dans ce sens qu’il faudrait lire les dernières volontés de maître Jean en termes du renforcement monétaire  de fondations antérieures, à savoir les quatre écoliers instruits à la chapelle et les quatre scolaires «majeurs» qui faisaient leurs parcours à l’Université[79].

Il faut dire que ces institutions demeurent les faces les plus spectaculaires de la vocation scolaire de la chapelle de maître Pierre. Toutefois, elles ne sont pas les seules, étant donné l’importance que le groupe familiale a donnée au livre en tant que ressource intellectuelle visant cette même projection lettrée des futurs «Nogueiras».

 

L’importance des livres

Les livres permettaient que l’activité lective puisse se dérouler au sein de la chapelle. Ils étaient passibles de prêt moyennant une caution[80], à la bonne praxis médiévale[81]. Il reste qu’il n’est guère possible de reconstituer les titres des livres qui devraient constituer le contenu de bibliothèque de la chapelle de Sainte-Anne[82]. Nous savons qu’elle a été constituée par les livres laissés par le fondateur et par ceux qui en faisaient des donations à la chapelle, certain d’entre eux d’anciens élèves que reconnaissaient ainsi le rôle que cette institution eut dans leur formation et dans leur promotion[83]. La donation de maître Jean des Lois peut illustrer alors les thématiques des livres conservés par la chapelle. Sans que l’on sache ce qui en est des livres servant à enseigner à lire et à écrire, celle-ci énonce des livres de droit civil (Corps de Lois entier)[84] et de droit canon (Décrétales, Sexte, Clementines, «Joaninas»[85], Décret)[86], ainsi que des livres de logique, de poesie, de médicine et de théologie[87].

Étant leur vocation scolaire, ce n’est pas une surprise que maître Jean des Lois, en tant que chef de ce groupe familiale, ait mobilisé ces ressources libraires afin de faire profiter lui-même et les membres du groupe par la voie du prêt. À nouveau l’archive familiale registre des diverses transactions de ce genre. La première notice concerne les la preuve du prêt de certains livres que Filipe Lourenço, administrateur de la chapelle fait à ce même maître Jean des Lois à une date entre 1326 et 1329[88]. Une trentaine d’années plus tard, c’est ce dernier lettré qui fait une reconnaissance publique du prêt qu’il fit d’unes Décrétales et d’un Sexte à Afonso Eanes de Mafra[89]. Il se suit en 1363 d’autres Décrétales prêtées à Domingos Rodrigues, scolaire à Coimbra[90] et, en 1379, des volumes de Logique vieille à João Fernandes[91]. Cette même année, Geraldo Martins reconnaît avoir reçu de Jean des Lois unes Décrétales pour lesquelles il a promis de payer 300 livres en cas de non-dévolution[92].

           

La scolarité : un élément de promotion du lignage des «Nogueiras»

Les fondations analysées ci-dessus symbolisent beaucoup plus qu’une simple volonté d’une fratrie à donner à leur groupe familier l’accès aux lettres. Elles représentent l’un des plus importants piliers d’une stratégie bien dessinée d’affirmation socioéconomique initiée par un clerc de Denis Ier et poursuivi par sa descendance collatérale. Une stratégie que se décline en premier lieu à fournir aux plus jeunes les outils nécessaires au décodage d’un message que s’affirme de plus en plus par la voie de l’écrit. Mais aussi une stratégie qui promut les études avancées par l’accès aux études supérieures. En ce sens, il est possible remarquer la préférence des membres plus éloignés de maître Pierre pour l’université portugaise, tandis que la descendance de son frère Lourenço Pères s’engage dans des aventures in terra aliena en France septentrionale[93]. Il reste à savoir le degré d’influence que la famille a pu avoir dans l’intérêt qu’Alphonse IV semble avoir nourri pour les centres scolaires de la France du nord, au point d’ordonner à deux de ces ambassadeurs d’aller recruter des docteurs orléanais en droit pour enseigner à l’université de Lisbonne-Coimbra[94].

Cet exemple suggère que l’ascension de la famille dépendait en dernier lieu des liaisons étroites qu’elle entretenait avec la royauté et les relations personnelles nouées avec Denis Ier et ensuite avec Alphonse IV[95]. Cette constatation est indéniable. Il reste cependant que le Savoir fut important pour que les membres de la famille aient pu avoir les «habilitations» requises pour intégrer le cercle restreint des privats royaux. En ce sens, il est symptomatique qu’une vingtaine d’années après les fondations de maître Pierre et de Lourenço Peres Senior, des anciens étudiants qu’avaient été formés à la chapelle  commencent leur ascension. Ce furent les cas de Miguel Vivas et d’Alphonse Dinis que réussirent des carrières de succès à l’épiscopat et près du roi en tant qu’hommes de sa confiance[96].  Avec la disparition de nombre de ces membres durant la première décennie du règne alphonsin (Lourenço Peres Senior, Lourenço Peres Junior et, très probablement, Miguel Vivas) ce sera au tour de Jean des Lois, lui qui avait été nutritus par son frère et étudié à la chapelle, de prendre la relève. Il n’oubliera pas la source d’où faisait surface l’une des sources de leur prééminence, puisque divers membres de sa famille trouveront prenant dans la burocratie centrale de la Couronne[97].

Ce lien structurel avec la vocation scolaire de maître Pierre ne sera attendri qu’avec les générations suivantes de maître Jean. Désormais nobles, fruit de l’aide prêtée à la nouvelle dynastie, ils s’inscrivent dans un nouveau palier. Biens insérés à la cour, ménageant des bons mariages, ils accèdent à des fonctions plus importantes : l’alcaidaria de Lisbonne avec le fils aîné de maître Jean, dénommé Afonso Eanes Nogueira (1400-1425) et son fils Rui Nogueira (1426-1432) ou l’archevêché de Lisbonne avec Afonso Nogueira, frère de ce dernier[98]. Cette période de prééminence social et administrative ce sera paradoxalement le début de la fin. Par le manque de descendance ou de mâles, les Nogueiras termineront pour laisser place aux Brito, aux Valentes ou aux Sem, lignages auxquelles les Nogueiras s’associeront dorénavant. 

La chapelle de maître Pierre, avec toute sa charge symbolique de mémoires, se maintiendra ainsi un repositoire de gloires passées, de gloires que la clairvoyance d’un clerc de Denis Ier a prédites.

 

Tableau des légats et des instituitions dans la chapelle de maître Pierre

(XIIIe-XVe siècles)

Nom

Légats

Institutions

Chapelain

Bourses

Pauvres

Maître Pierre (1296)

 

1

Trois enfants agés de sept ans pendant 8 ans

 

Lourenço Peres Sénior (13…)

600 livres

         1

Un enfant age de set ans de la famille de mâitre Pierre

Les quatre enfants [trois de Maître Pierre et l’un de Lourenço Peres] seraient maintenus à l’Université

8 hommes vieux et pauvres du lignage de maître Pierre

Miguel Vivas (avant 1342)

 

 

Um quart des rendements de l’église de Saint-Laurent pour l’établissement de 4 prestamos pour 4 étudiants pauvres durant 8 ans.

8 hommes vieux et pauvres du lignage de maître Pierre 

Mestre João das Leis (testament de 1349)

Indeterminé

1

 

 

Mestre João das Leis (testament de 1383)

 

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Trois pauvres qui doivent apprendre à lire, la grammaire, la logique et autre science durant 8 ans. 

Trois pauvres maintenus durant 8 ans. 

Mestre João das Leis (donation à la chapelle de 1383)

2000 dobras en or pour acheter des immeubles

 

 

 

 

João Coelhinho (1367)

100 dobras

 

 

 

Gonçalo Miguéis (1391)

 

1

 

 

Rui Nogueira (1432)

 

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DOCUMENT 1

1296, février 21, Lisbonne – Testament de maître Pierre de Lisbonne[99]

ANTT, Arquivo do Hospital de S. José, liv. 62, fl. 63v-67v (publique-forme de 1310, juillet 20, Lisbonne en copie moderne datée de 1751, mai. 4, Lisbonne)

Référence: Cabido da Sé. Sumários de Lousada. Apontamentos dos Brandões. Livro dos Bens próprios, p. 45 (à partir d’une autre copie conservée dane l’archive du chapitre cathédrale de Lisbonne) 

 

In Dei Nomine. Amen. Noverint universi, quod (fl. 64) sub era milesima tresentesima quadragesima octava, vigesima die Julii in praesentia mei Fernandi publici Tabelionis Civitatis Vlisbonensis, et testium subscriptorum Vincentius Petri Rector Ecclesiae Sancti Laurentii ejusdem Civitatis ostendit, et fecit legi per mé dictum Tabellionem quodam instromentum delegatum factum per manum Joanis Petri quodam Tabelionis praedictae Civitatis, et signatum doubus signis ejusdem, sicut in praedicto instromento aparuit, cujus tenor talis erat //

In Nomine Patris, et Filii, et Spiritus Sancti. Amen. Quoniam summa philosophia est assidua mortis cogitatio, quia juxta sententiam sapientis, certum est, quod morieris, sed incertum quando, quomodo, aut usquam, usque, mors nos expectat, quia morte nihil certius, et nihil incertius hora mortis, et temerarium sit hominibus in tali statu conversari, in quo non audent mori, et propter hoc quilibet dies vitae nostrae sic, ut quasi ultimus ordinandus: ideo noverint universi praesentis testamenti omnium bonorum nostrorum immobilium seriem inspecturi, quod ego Magister [Petrus] de Civitate Vlysbona oriundus Canonicus Egitaniensis, et Portuensis, et Rector Ecclesiae Sancti Jacobi de Obidos in meo pleno sensu, et in mea salute, et ex mea libera voluntate timens Deum, et horam mortis, et dubitans de utrisque in mea plenaria potestate in hunc modum meum facio, et ordino Testamentum: In primis comendo animam meam Deo, gloriosissima Virgini Matris ejus, et Universae Curiae Superiorum, et ubicunque mori me contingerit, siue in Regno, siue extra Regnum in Ecclesia Sancti Laurentii Civitatis Vlysbonensis in quadam mea Capella, meam (fl. 64v) eligo sepulturam de omnibus nostris immobilibus, scilicet domibus, casalibus, vineis, et apotecas cum cupis, et aliis, talem que facio ordinationem in perpetuum valituram volo, et mando, quod omnia ista, quae habeo immobilia, et forte sum ad huc in postesum habiturus, remaneant fratri nostro Laurentio Petri post mortem meam per sexdecim annos tali ordinatione, et condicione opposita, et sibi aliis in perpetuum observanda, ipse vero Laurentius Petri manu teneat, et possideat omnia bona ista, et procuret sic fideliter, quod quotidie de bono in melius aumententur, et de fructibus et de dictibus praedictorum bonurum unum bonum in scientia, moribus, atque vita in praedicta Ecclesiae habeat Capellanum qui sciat bene offitium Ecclesiasticum legere, et cantare, qui Capellanus serviat praedicta Ecclesia pro anima mea, et parentum meorum cum Comemoratione de Beata Virgine glorioza, et cum commemoratione pro Rege, et benefactoribus, et pro patre, et matre mea, et pro fratibus nostris vivis similiter, et defuntis eandem missam, qualibet die celebret exceptis festivitatibus Virginis gloriosae, et filii Domini Jesu Christi, et Apostollorum, et a siquibus aliis solemnitatibus, quae in terra solemniter celebrantur, in quibus vero solemnitatibus, atque festis missa de die celebretur cum commemoratione de Martiriis, et aliis commemorationibus supradictis, post praedictam vero missam, siue de Requiem, siue de festo infine ejusdem semper missa votiva dicatur Beatae Mariae Virginis Gloriosae, eidem vero Capellano pro tanto, et tali labore dentur quolibet anno per (fl. 65)  tertias anni sexaginta liberae (sic) in principio anni viginti liberaes (sic), et in Mediatate anni, duo, et in mediatate anni viginti librae et in fine vero anni viginti librae aliae tribuantur, et si forte aliquo tempore pro tanto pretio non posset in veniri talis, ut preadicti, aliquis Capellanus, mando, et volo, quod ei de  mayori pretio provideatur taliter, quod Capella nostra semper habeat Capellanum, et si forte pro mayori praetio similiter potuerit inveniri salvo semprer hoc, quod propter hoc praedictus Capellanus non deficiat, nec minuat de praedictis pro minori similiter habeantur, volo tamen, et ordino, quod si dictus Capellanum fuit de genere nostro, semprer istas sexagintas libras habeat, supradictas ad hoc, ut per eas meluis, et honorabilius sustentetur, et obligetur idem Capelanus recitare horas die quolibet defuntorum, exceptis diebus, et solemnitatibus, in quibus missa de Requiem non cantatur, et teneatur eidem Capellano, provideatur de pecunia supradicta de bonis fructibus, et reditibus su[b] penis nuncupatis, et post praedictos sexdecim annos omnia bona ista cum condictionibus supradictis remaneant filio suo mayori, et semper legitimo, et similiter mortuo isto remaneant alii filio, si ibi fuerit, et similiter mortuo isto remaneant alii filio mayori, et nunquam feminae per lineam descendendo, et sic in perpetuo sucessivé, et mortuis filiis omnibus filius Prioris filius, si filium habuerit, vel filius alterius filii similiter per gradus, et lineam descendendo qui censentur naturaliter jam nepotes ipsius Laurentii Petri bona ista omnia possideant, manu teneant, et habeant cum conditionibus predictis, adendo tamen, quod si aliquis istorum filiorum, vel nepotum (fl. 65v) clericus fuerit, non propter hoc inse retineat, et hoc offitium Capella, quamvis sic, et sacerdos, sed semper de sacerdote alio eidem Capella provideatur, qui sit edoneus cum conditionibus, ut praedicti, de quo sit bona edifficatio, et exemplum in populo, et in clero, et ille talis, qui tenuerit bona nostra, siue sit clericus, siue laicus, su invenerit aliquem sacerdotem de genere nostro ponat ipsam in dicta Capella, et eam teneat in vita sua, se laudabiliter fecerit supradicta, et eidem provideatur, ut superius est jam dictum, et mortuo isto, sic sucessivé in aliis procedatur eidem si Novo alio, quam filios, vel nepos istius Laurentius Petri, etatis non fuit legitimé, et pro fecto tutore sui bona ista custodiant, et pro eo faciunt ista omnia ad impleri, sicut ipse facere et si fiesset, et tantum habere discretum, et de jure, et testamentum mandato facere tenebatur, er suscipere, as aetatem per veniat legitimam, et completam, volo, e mando, quod si aliquis istorum, qui ista bona habuerit, ut praedicti as Episcopalem, vel Archiepiscopalem dignitatem fuerit sublimatus, quod istam jurisdictionem, et bona non habeant, sed aliis eis sucedat per gradus, et lineam descendendo, mortuiis numero filiis, et nepotibus ipsius Laurentii Petri, vel si forte ibi non fuerit, aliis de genere, et sanguine nostro tam ex parte Patris, quam ex parte matris et specialiter ex parte patris, si taliter ibi fuerit inventus, et specialiter, si fuerit clericus, qui ad minus habeat viginti annos, si tales potiuntur inveniri, qui propitior fuerit, habeat ista bona cum conditionibus superius jam nihilominus nuncupatis, et (fl. 66) si forte talis dispositio genere non fuerit inventus assumatur alius, qui propinquor, et melior fuerit in ipso genere judicatis; volo in super, mando, et ordino, quod assumantur tres pueri de genere nostro, quorum quilibet habeat septem annos, et dentur ad instruendum et addiscendum, dico, et ad adiscendum in psalterio, et cantum ipsi nostro Capellano, qui eos moribus, et scientia instruat legem, et cantare, et pro eorum labore abeo, qui ista bona nostra tenuerit de praedictis fructibus, et reditibus quolibet anno recipiat quinque libras, post quam vero scriverit per Psalterium, atque cantum ponatur ad grammaticam, et bachalarius, que eos docuerit pro suo labore, similiter quolibet anno de predictis fructibus recipiat quinque libras, isti vero pueri tam in psalterio, quam in cantu, quam in Grammaticali studio occupati, et instructi, non teneantur, nisi per octos annos, et eis de istis bonis nostris provideantur per istos annos in cibo, et in potu, in camassiis, et se moralibus, et in garda cossiis[100], et in caputiis de pano, qui dicitur stamen vel et stam forte, et si tempore mortis meae aliquis periti fuerunt, tales in domo mea eisdem omnibus provideatur, et supereditus jam praedixi, quibus aliis complectis isti dimitantur, et alii assumantur, et eisdem semper fiat, dico, eisdem sic fiat, et provideatur sicut justis praemiis provideri, et fiere consuevit, Mando, volo, et ordino, quod quicunque ista bona nostra suceperit, et tenuerit ex parte nostra, quod non possit (fl. 66v) ea vendere, pignorare, alienare, nec in aliud comutare, nisi de bono in melius, et sic hoc attentare praesumpserit careat dictis bonis, et ego ea sibi revoco, et dictos alii meo magis propinquo cum conditionibus supradictis per meos testamentarios istius Testamenti, qui super hoc casu plenariam habeat potestatem in super mando, et volo, et ordino, quod Rector ipsius Ecclesiae Sancti Laurentii, et clericii eiusdem super meam Capellam, et super bona ipsius Capellae nullam jurisdictionem habeant, nec possunt eidem aliquid dare, nec in aliud comutare, sed omnia fiant, ut in isto meo Testamento ordinari continetur. Facio executorem istius mei Testamenti Vicarius, vel Vicarium Ecclesiae Cathedralis Vlysbonensis, quicumque fuerit, vel quicumque fuerint, tunc, vel post pro tempore sucessive, et Rectorem ipsius Ecclesiae Sancti Laurentii, qui est, et qui prius fuerit sucessivé fratrem meum Laurentium Petri, et de ipsis executoribus plenariam potestatem, et mando, et volo, quod quilibet anno pro festo Nativitatis Domini visitentur Capellanum, et eum corrigant, si fuerit corrigendus, et si llocens[101] fuerit, eum amoveant, et ut superius continetur de alio Capellae providenant Capellano. Volo in super, et mando, quod praedicti vicarii, qui pro tempore fuerint, vel fuerit eum amoveant, quando visitaverint, vel visitarint Capellanum, statim videant, et visitent bona ista, et eum, qui ea tenet, si bene fideliter, et utiliter procurantur, et in suis usibus expenduntur, ut in isto meo Testamento ordinavi, quo soi malé viderint (fl. 67)  procurata, ac etiam conservata trina amonitione praemissa malé procuranti auferent ipsa bona authoritate mea sine aliquo juditio, et sine sententia, et contenda, et dent ea, atque assignent alii de genere nostro magis propinquo, ut est dictum, qui dicta bona bene, et fideliter, et utiliter procuret, et faciat procurari, dicti vero Vicarii, vel Vicarius pro tali labore, et tali visitatione fideliter exequenda in quolibet anno, quando visitaverint de dictis bonis percipiant, et alia, dico, et habeant centum solidos, et ducant secum transumptum istius Testamenti, per quod se regeant, et per quod videant, et studeant, qui emmendare, et corrigere debeant in praedictis, alias si transumptum non habuerint, et secum non duxerint, non habeant illos centum solidos supradictos. In super mando, et ordino, quod si aliquis qui tenuerit praedicta bona, ea daminificaverint, vel alienaverint, et voluerint dictos vicarios impedire, nec dicta bona dent alii personae dicti Vicarii omnino sibi auferant dicta bona, et compelant eum, ut restituatur eis, quidquid inde recepit et ad satisfaciendum de damnis datis in dictos bonis, et sua negligentia sic productis, et distructis dictum fuit hoc Ulysbonae, vigessima una die die Februarii jam transacta in era millesima trigentessima trigesima quarta, qui praesentes fuerint Laurentius Petri, germanus suus, Sthefanus Martini de Sancto Nicollao, Magister Martinus Munionis advocatus (fl. 67v) Ulysbonensis, Franciscus Dominici de Maffora, mercador Vlysbonensis, Joannes Bernaldi Santarenus qui moratur in Azambuja, Petrus Dominici Tabellio Vlysbonensis, et Ego Joannes Petri, publicus Tabellio Vlysbonensis huic facto, et Testamento interfui et illud manu propria scripsi, et in eo meum signum aposuit in testimonium veritatis, quod tale est, quo praedicto Laurentius Petri quondam Tribuno Domini Regis petivit a mé dito Tabellione tenorem supradicti instrumenti, et ego dedi eum sibi scriptum manu mea, et signo meo signato, quod tale est, testes qui praesentes fuerunt Martinus Alffonsi, Sthefanus Gonsalves, Porcionarii dicta Ecclesia Joannes Petri Capellanum, Gomesius Pallagii

 

 

DOCUMENT 2

1296, février 21, Lisbonne – Traduction du testament de maître Pierre de Lisbonne

ANTT, Arquivo do Hospital de S. José, liv. 62, fl. 72-76v (publique-forme de 1310, juillet 28, Lisbonne en copie moderne datée de 1751, mai. 4, Lisbonne)

 

Em nome de Deos Amen// Saibam todos que na era de mil trezentos e corenta e outto em vinte e outto dias do mês de Julho em prezença de mim Fernando; Tabaliam (fl. 72v) publico da Cidade de Lisboa, e das testemunhas abaxa escriptas, Vicente Pedro Reitor da Igreja de Sam Lourenço da mesma Cidade mostrou e ler fez por mim tabaliam hum instrumento de legado feito por mão de Joanne Pedro Tabaliam em outro tempo, da ditta Cidade, e asignado de dous signais do mesmo, e asim como no ditto instromento se continha do qual o seu theor hera o seguinte //

 Em nome do Padre e do Filho e do Spirito Santo Amen, como hé a melhor filloçofia a continua concideraçam da mortte porque conforme a Sentença do sabio hé certa a morte, mas incerto quando, o como, o aonde a mesma morte nos espera, porque nenhua couza hé mais certo que a morte, e nada mais duvidozo que a ora da morte, e seja temeridade andarem os homens naquelle estado em que senão atrevem a acabar, e por isso qualquer dia de nossa vida se há de ordenar como se fosse o ultimo: Por isso saibam todos os que a serié do prezente testamento de todos nossos bens de raiz virem que eu Mestre [Pedro] natural de Lisboa, Conego da guarda e do Portto, e Rejtor da Igreja de Santhiago de Obbidos em meu inteiro juizo, e em minha saude, e de minha livre vontade temendo a Deos, e a ora da mortte dividando de huma e outra couza em meu cumprido poder faço e ordeno meu (fl. 73) testamento nesta maneira // Primejramente emcommendo minha alma a Deos, e a Virgem glorizicima sua May (sic) e a toda a Corte do Ceo, e em qualquer parte que suseda a minha mortte, ou dentro do Reino, ou fora delle escolho a minha sepultura em huma minha Capella que tenho na Igreja de Sam Lourenço desta Cidade de Lisboa, e isto de todos os nossos bens de rais, assim cazas, como cazais, vinhas, e outros, e faço esta despoziçam para que valha para sempre. Quero, e mando que todos estes bens de rais que tenho, e possa ter para o foturo fiquem a nosso Irmão Lourenço Pedro depois de minha mortte, por espaço de dezaseis annos com tal ordem e condiçam que se haja de observar por elle, e pelos demais para sempre. Porem o mesmo Lourenço Pedro tenha, e possua todos estes bens e procure de tal sortte creçam que passe todos os dias de bom para melhor, e dos frutos, e rendas dos dittos bens sustente hum capellam na ditta Igreja de boa vida, siencia, e costumes o qual saiba bem ler, e cantar o officio Ecleziastico o qual capellam sirva na ditta Igreja por minha alma e de meus parentes com commmeração (sic) de bem aventurada Virgem glorioza, e com commumeração pello Rey e bemfeitores, que por meu Pay, e minha May, e por nossos Irmãos asim vivos como defuntos, e celebre em qualquer dia a mesma missa exetto as Festividades da glorioza virgem, e de seu filho Nosso Senhor Jezus Christo, e dos Apostolos, e algumas outras solemnidades (fl. 73v) exetto, digo solemnidades que na terra solemnemente se selebram, porem naquellas solemnidades e Festas a missa do dia se celebre com commumeração dos Martires e outras commumeraçoens sobredittas; porem despois da ditta missa ou de requiem, ou de Festa no fim da mesma sempre se diga a missa votiva da bem aventurada glorioza Virgem Maria, e se dem ao mesmo capellam em cada hum anno por semelhante e tal trabalho pellas terças do anno sesenta libras no principio do anno, vinte libras, e no meyo do anno, outras vinte libras, e no fim do anno outras vinte; e se acazo em algum tempo se não achar capellam por semelhante preço mando e quero que se proveja ao ditto capellam com mayor preço de tal sortte que a nossa capella sempre tenha capellam; e se acazo pello mayor preço poder acharce a mesma sortte, salvo sempre que por amor disto o capellam não falte nem diminua a cerca das dittas missas sejam porem sempre dittas pello menor preço; quero contudo e ordeno, que se o ditto capellam for da nossa geraçam sempre tenha as dittas sesenta libras de tal sorte que com ellas melhor, e mais decorozamente se sustente, e seja obrigado rezar as oras em qualquer dia dos defuntos exettos aquelles dias, e solemnidades em que a missa de requiem se não cante, e seja obrigado o ditto Lourenço Pedro a dar ao mesmo Capellam o dinheiro sobreditto dos bens (fl. 74) fructos e rendas asima nomeados, e despois dos dittos dezaseis annos todos estes bens e o mas dittas condiçoens fiquem a seu filho mais velho, e sempre legittimo, e morto este fiquem a outro filho se ahy ouver, e da mesma sorte morto este fiquem ao outro filho mais, (sic) e nunca femea descendo pella linha, e asim para sempre susecivamente, e mortos todos os filhos, o filho do primeiro filho, se tiver filho, ou o filho, de outro filho semilhantemente descendo pellos graos, e pella linha que naturalmente sam reputados por nettos do mesmo Lourenço Pedro posua todos estes bens tenha, e haja com as condiçoens já dittas acrecentando porem que se algum destes filhos, ou nettos for clerigo por esta Caza, digo cauza não concerve em sy este oficio da Capellania posto que assim hé saçardotte mas sempre se dé a outro sacardotte (sic) a mesma capella que seja edonio, com as condiçoens que dice de quem haja boa, edeficaçam, e emxemplo entre o povo, e o clero, e aquelle tal que pesuir nossos bensl ou seja clerigo, ou leigo se achar algum sacardotte de nossa geraçam o ponha na ditta Capella, e a pesua na sua vida se louvavelmente fizer o sobreditto, e lhe dará ao mesmo como asima ditto hé, e mortto este se proceda como mesmo asima como susecivamente nos outros; porem se de alguma sortte o filho, ou netto desse Lourenço Pedro não for de legitima Idade, e na verdade (fl. 74v) os seus tutores goardem estes bens; e facam (sic) por elle que todas estas couzas se cumpram como elle fizera se prezente fosse, e se chegar a Idade legitima de ter desqueriçam que seja obrigado a fazer Testamento, ou de direito, ou de mandatto possa receber esses bens; quero e mando que se algum destes, que estes bens tiver, como já dice for elevado a Dignidade de Bispo, ou Arcebispo, que com esta jurisdiçam não gozem dos seus bens, mas outro lhe suseda descendo pellos graos, e linha, mortos, porem os filhos e nettos do mesmo Lourenço Pedro, ou se acazo ahy não houver algum da nossa geraçam e sangue, assim da parte do Pay, como da parte da May, especialmente da parte do Pay se tal ahu for achado, e especialmente se for clerigo que menos tenha vinte annos se tal se poder achar que for mais favoravel haja estes bens com as condiçoens já muitas vezes repetidas, e se acazo se não achar pessoa da mesma garaçam tome se outro que for julgado por mais proximo, e melhor na mesma geraçam; alem disso quero, mando, e ordeno, que se tomem tres meninos de nossa geraçam de Idade de sette annos cada hum, e se emtreguem ao mesmo Nosso Capellam para os instruir, e aprenderem no Salterio, e canto, o qual alem delles ensinar o canto os instruhira nos costumes, e na ciencia emsinando lhes a lej, e pello trabalho delles (fl. 75) receberá daquelle que tiver estes nossos bens em cada hum anno dos dittos frutos e rendas delles sinco libras; porem depois que souberem o Salpterio, e o Canto o apliquem á gramatica, e o Bacharel que os emsinar pello seu trabalho da mesma sortte em cada hum anno receberá sinco libras dos dittos frutos; porem estes meninos ocupados, e instroidos assim no Salpterio, como no Canto, como no estudo da gramatica não sejam obrigados senão por espaço de outto annos os pessuidores de nossos bens a provelos senão por estes annos de comer e beber, e do mais presizo, e vestir, e se ao tempo da minha mortte forem achados alguns tais com capacidade em minha caza se proveja de remedio a esses, contudo, como asima já dico (sic) e acabados os dittos outto annos os dittos meninos sejam deichados, e se tomem outros, e façam e provejace a estes asim como aos primejros se costumou fazer, e prover. Mando, quero, e ord[e]no que qual que tiver e pessuir estes nossos bens de nossa parte que não possa vendelhos empinhalos, alianalos, nem commutalos senão de bom para melhor, e se alguem prezumir isto atentar seja privado dos dittos bens; e eu lhos revogo, e mando que se dem a outro meu mais chegado parente com as condiçoens sobredittas. E isto por via dos meus TestamenteJros (fl. 75v) deste testamento que sobre este cazo tenho plenario poder alem disto mando, quero, e ordeno que o Rejtor da mesma Igreja de Sam Lourenço, e os mesmos clerigos não tenham sobre a minha Capella, e sobre os bens delles jurisdiçam alguma, nem lhe possam dar ao mesmo Reitor alguma couza, nem commutar lha, em outra, mas tudo isto se faça como se contem, e hé ordenado neste meu Testamento// Faço meus testamentejros ao vigario, ou vigarios da Igreja da Sée de Lisboa qualquer, ou quaisquer quer forem antam, e pello tempo adiante susecivamente, E ao Reytor da mesma Igreja de Sam Lourenço que hé, ou for susecivamente a meu Irmão Lourenço Pedro, lhes dou poder amplo para a ditta execuçam e mando e quero que em qualquer anno pella Festa do Nacimento (sic) do Senhor vezitem o Capellam, e os Reprehendam se o merecer, e se o acharem culpado o dispeçam e como asima se contem, provejam outro em sua lugar. Alem disto quero e mando que os dittos vigarios que pello tempo forem quando vezitarem esse Capellam se o dispedirem merecendoo logo vejam e vezitem estes bens; e saibam quem os pessuem se bem e fielmente, e com utilidade sam procurados, e convertidos em uzos pios como neste Testamente (sic) ordenej; porem se virem que os dittos bens sam mal adeministrados e concervados (fl. 76) feitas as tres ademostaçoens canonicas logo se lhe tirem a quem os adeministrar por minha autoridade sem algum juizo, ou sentença, ou contenda, e se dem a outro parente nosso mais chegado como está ditto que procure e faça procurar os dittos bens bem fiel e utilmente; porem o ditto vigario ou vigarios por este trabalho, e vezita que se há de executar com fedelidade cada anno que vezitarem recebam, e partecipem dos dittos bens cem soldos, e tragam comsigo o Treslado deste Testamento por onde se governem, e por onde vejam e estudem o que devem correger, e mandar no sobreditto, alias senão tiverem o Treslado do ditto Testamento e comsigo não trouverem não teram aquelles cem soldos sobredittos, alem disto mando e ordeno que se algum que pessuir os dittos bens os damnificar, ou alhear, e quizerem pedir aos dittos vigarios que não dem os dittos bens a outras pessoas os dittos vigarios lhe tirem a esse os dittos bens e o obrigem que lhos restituá e tudo o que recebeo desses bens; e lhes satisfaça o damno, negligencia, e destruiçam que lhe fez em elles. Foi feito em Lisboa a vinte e hum dias de Fevereiro era de mil e trezentos e trinta e quatro. Testemunhas prezentes Lourenço Pedro seu Irmão; Estevam Martins de Sam Nicolao; Mestre Martinho Monis Adevocado de Lisboa, Francisco Domingues (fl. 76v) de Mafra mercador de Lisboa, João Bernardes de Santarem, que mora na Azambuja, Pedro Domingues, Tabaliam de Lisboa. E eu Joam Pedro publico Tabaliam de Lisboa asesty a este facto, e Testamento, e o escrevj por minha mão e nelle meu signal fiz// Em testemunho de verdade de que tal hé. O qual Testamento lido o ditto Lourenço Pedro em outro tempo Sennador do senhor Rei me pedio a mim ditto Tabalião o theor do sobreditto instrumento, e em lho dej Escripto por minha mão e por mim asignado que tal hé. Testemunhas que prezentes foram Martim Affonço, Estevam Gonçalves Raçoeiros da ditta Igreja, Joam Pedro, Capellam, Gomes Pellagio

 


Como citar este artigo: FARELO, Mário – “La vocation scolaire de la chapelle de maître Pierre de Lisbonne au XIVe siècle”. Medievalista [Em linha]. Nº7, (Dezembro de 2009). [Consultado dd.mm.aaaa]. Disponível em http://www2.fcsh.unl.pt/iem/medievalista/. ISSN 1646-740X.


 

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[1] Cet article fut élaboré dans le cadre des groupes d’investigation sur l’Histoire de Lisbonne et sur la Noblesse, Elites urbaines et ordres militaires appartenants à IEM-FCSH.

[2] Maria Helena da Cruz COELHO – “Coimbra Trecentista – A Cidade e o Estudo”. in A Universidade de Coimbra no seu 7º Centenário. Homenagem aos Professores Doutores António de Vasconcelos, Manuel Lopes de Almeida, Guilherme Braga da Cruz e Mário Brandão. Lisbonne: Academia Portuguesa da História, 1993. p. 71-100; ead.  – “Les relations du Savoir et du Pouvoir dans le Portugal médiéval (XIVe et XVe siècles)”. in R. AVERORN, W. EBERHARD, R. HAAS e B. SCHMIES – Europa und die Welt in der Geschichte. Festschrift für Dieter Berg zu seinem 60. Geburtstag. Bochum: Verlag Dr. Dieter Winkler, 2004. p. 313-334; ead.  – “Coimbra et l’université: complémentarités et oppositions”. in Patrick GILLI, Jacques VERGER e Daniel LE BLÉVEC – Les universités et la ville au Moyen Âge. Cohabitation et tension, Leuven – New York – Köln: E. J. Brill, 2007. p. 309-326; José ANTUNES – A cultura erudita portuguesa nos séculos XIII e XIV (Juristas e Teólogos). Coimbra, [s.n.], 1995. Thèse de doctorat présentée à la Faculdade de Letras da Universidade de Coimbra; id. – “As comunicações como suporte institucional das instituições universitárias”. in Maria Helena da Cruz COELHO – As Comunicações na Idade Média. Lisbonne: Fundação Portuguesa das Comunicações, 2002. p. 146-168; Antonio GARCÍA Y GARCÍA – “Universidad y Sociedad en el medievo portugués”. Revista Portuguesa de História. Coimbra. t. XXXI, 1 (1996) p. 209-224; História da Universidade em Portugal, vol. I: 1290-1536. Coimbra-Lisbonne: Universidade de Coimbra-Fundação Calouste Gulbenkian, 1997; Saul António GOMES – “Escolares e Universidade na Coimbra Medieval”. in Estudos em homenagem a João Francisco Marques, vol. I. Porto: Faculdade de Letras da Universidade do Porto, 2001. p. 510-531. Voir aussi la bibliographie de Manuel Augusto RODRIGUES (http://www.humanismolatino.online.pt/v1/index.php?tp=invest&stp=cvm [consult. 20 juin 2009]). La publication du chartularium de l’Université Portugaise est aussi terminée: Chartularium Universitatis Portugalensis. Ed. Artur Moreira de SÁ, Francisco da Gama CAEIRO e Pe. António Domingues de Sousa COSTA, vol. I: 1290-1377; vol. II: 1377-1408; vol. III: 1409-1430; vol. IV: 1431-1445; vol. V: 1446-1455; vol. VI: 1456-1470; vol. VII: 1471-1481; vol. VIII: 1481-1490; vol. IX: 1491-1500; vol. X: 1501-1510; vol. XI: 1511-1520; vol. XII: 1521-1525; vol. XIII: 1526-1529; vol. XIV: 1530-1537; vol. XV: 1533-1537; vol. XVI: Índice analítico geral abreviado. Lisbonne: Instituto da Alta Cultura, Instituto Nacional de Investigação Científica e Fundação para a Ciência e a Tecnologia, 1966-2004. 16 vols.

[3] Les auteurs de ces travaux lient l’existence de ces instituts à la question des méthodes d’enseignement et des livres, puisque le manque de sources inviabilise n’importe quelle approche visant l’étude sociale et le recrutement de leurs maîtres et étudiants. António Resende de OLIVEIRA – “As Instituições de Ensino”. in Joel SERRÃO et A. H. de Oliveira MARQUES – Nova História de Portugal, vol. III: Maria Helena da Cruz COELHO et Armando Luís de Carvalho HOMEM – Portugal em definição de Fronteiras (1096-1325). Do Condado portucalense à Crise do Séc. XIV. Lisbonne: Editorial Presença, 1996. p. 635-659; José ANTUNES – “ENSINO: I. Época medieval”. in Carlos Moreira AZEVEDO – Dicionário de História Religiosa de Portugal, vol. II: Ana Maria C. M. JORGE et alii – C.-I. Lisbonne: Círculo dos Leitores, 2000. p. 110-118 entre autres.

[4] Les quatre premiers se sont dediés aux écoles cathédrales, tandis que le dernier s’est penché sur les studia franciscains dont les notices remontent au début do XIVe siècle. Artur Moreira de SÁ – “Primórdios da cultura portuguesa I”. Arquivo de História da Cultura Portuguesa. Lisbonne. vol. I, 1 (1967) p. 1-112; id. – “Primórdios da cultura portuguesa II”. Arquivo de História da Cultura Portuguesa. Lisbonne. vol. I, 2 (1968) p. 1-129; Francisco da Gama CAEIRO – “As Escolas Capitulares no primeiro século da Nacionalidade Portuguesa”. Arquivos de Historia da Cultura Portuguesa. Lisbonne. Vol. I, 2 (1966) p. 3-48; id. – Santo António de Lisboa, vol. I: Introdução ao estudo da obra antoniana. Lisbonne: Imprensa Nacional-Casa da Moeda, 1995; id. – “A organização do ensino em Portugal no período anterior à fundação da universidade”. Arquivos de Historia da Cultura Portuguesa. Lisbonne. Vol. II, 3 (1968) p. 3-23; Isaías da Rosa PEREIRA – “Santo António na Escola capitular de Lisboa”. in Colóquio Antoniano. Lisbonne: Câmara Municipal de Lisboa, 1982. p. 13-24; id. – Para a história da cultura na Idade Média. Escolas e livrarias. Lisbonne, [s.n.], 1987. Leçon d’agrégation dactilographiée presentée à la Faculdade de Letras da Universidade de Lisbonne; Fernando Félix LOPES – “Escolas públicas dos Franciscanos em Portugal antes de 1308”. Colectânea de Estudo. Braga. 2 (1947) p. 83-108; id. – “As escolas franciscanas portuguesas de 1308 a 1515”. Colectânea de Estudos. Braga. 4 (1948) p. 79-98 et publiés posterieurement dans id. – Colectânea de Estudos de História e Literatura. Vol. II: A Ordem Franciscana na História e Cultura Portuguesa. Lisbonne: Academia Portuguesa da História, 1997. p. 353-370 et 371-384.

[5] Nicholas ORME – Medieval Schools: From Roman Britain to Renaissance England. New Haven, Connecticut: Yale University Press, 2006. p. 189.

[6] Jacques VERGER – “Tendances actuelles de la recherche sur l’histoire de l’éducation en France au Moyen Âge (XIIe-XVe siècles)”. Histoire de l’Education. Paris. 6 (1980) p. 22.

[7] Les monastères fondés dans le nord du Portugal au long des IXe au XIe siècle eurent une certaine vocation éducatrice comme normalement se déduit de l’existence de bibliothèques et de donations de livres. Ce furent toutefois les Cisterciens qui ont apparemment pris la relève, même si l’école «publique» fondée en 1269 à Alcobaça ne relève que d’une invention des chronistes modernes de l’Ordre, lorsque véritablement il s’agissait d’une école exclusive pour les moines, comme prouva jadis Mário Brandão. Sur cette dernière question voir Manuel Vieira NATIVIDADE – D. Fr. Estevam Martins e as escolas públicas do mosteiro de Alcobaça. Tire-à-part de Trabalhos da Academia de Sciências de Portugal. 1915; Maur COCHERIL – “Les Cisterciens portugais et les études”. in Los Monjes y los estudios. IV Semana de estudios monasticos, Poblet 1961. Poblet: Abadia de Poblet, 1963. p. 235-239 ; Mário BRANDÃO – A escola pública de Alcobaça. Um embuste da historiografia alcobacense”. in id. – Estudos vários. Vol. II. Coimbra: Por Ordem da Universidade, 1974. p. 269-288.

[8] António Domingues de Sousa COSTA – Mestre Silvestre e Mestre Vicente, juristas da contenda entre D. Afonso II e suas irmãs. Braga: Editorial Franciscana, 1963. p. 15.  

[9] Artur Moreira de SÁ – “Primórdios da cultura portuguesa I”. p. 11, doc. 1.

[10] Ib., p. 12-14, doc. 2

[11] Avelino de Jesus da COSTA – A Biblioteca e o Tesouro da Sé de Coimbra nos Séculos XI a XVI. Coimbra: Biblioteca Geral da Universidade de Coimbra, 1983; id. – “A Biblioteca e o Tesouro da Sé de Braga nos séculos XV a XVIII”. Theologica. Braga. 18 (1983) p. 107-170; id. – A biblioteca do cabido da Sé de Braga nos fins do século XV e o seu tesouro em 1589, Lisbonne: Academia das Ciências, 1984.

[12] Vers le milieu du XIVe siècle la cathédrale de Silves était désservie  de forme coutumière par un maître qui enseignait les pauvres et qui était rémunéré par les fruits gérés par la dignité de maître-école (Antonio Domingues de Sousa COSTA – Monumenta Portugaliae Vaticana. Roma-Braga: Editorial Franciscana, 1968, p. 504, n. 240 (1366).  La comparaison entre les rendements des cathédrales portugaises est normalement effectuée à partir des données contenues dans la taxatio des bénéfices ecclesiastiques portugais ordonnée en 1320 par Jean XXII, dont la récente edition par Stéphane Boissellier doit être préférée à celle de Fortunato de Almeida (Stéphane BOISSELLIER – Registres fiscaux et administratifs de bénéfices ecclésiastiques du royaume portugais, XIIIe-XIVe siècles (édition et présentation). Contribution à l’étude du phénomène administratif, Mémoire inédit (I) présenté pour l’Habilitation à diriger les Recherches à l’Université Paris I – Sorbonne, 2002, p. 79-174; Fortunato de ALMEIDA – História da Igreja em Portugal. Edition préparée et dirigée par Damião PERES. Vol. IV. Porto: Portucalense Editora, 1971. p. 91-144.

[13] Cet argument est justifiable par l’un des chapitres do concile Latran III de 1179 qui décrète  l’obligation de la création dans les chapitres de la dignité de maître-école, de façon à instruire religieusement les clercs et les écoliers pauvres. Francisco da Gama Caeiro – “As Escolas Capitulares no primeiro século da Nacionalidade Portuguesa”. p. 12. Le fait que cette détermination était respectée deux siècles plus tard peut être déduit de l’exemple mentionné dans la note précédente.

[14] Susana GUIJARRO GONZÁLEZ – La transmisión social de la cultura en la Edad Media castellana (siglos XI-XV). Cantabria: Universidad de Cantabria, 1992; ead. – Maestros, Escuelas y Libros. El Universo Cultural de las Catedrales en la Castilla Medieval. Madrid : Universidad Carlos III –Dykinson, 2004.

[15] Il est vrai que les évidences d’une école dans ces églises sont très minces et que celles dont nous disposons  remettent surtout vers ces mêmes institutions. Ainsi, par exemple, la détermination de 1229 du légat Jean de Abbeville qui ordonne que les chanoines de la collégiale de Guimarães devaient engager un maître-école pour enseigner (Artur Moreira de SÁ – “Primórdios da cultura portuguesa I”. p. 39-41, doc. 25). Sur la vocation éducatrice de la collégiale, voir le classique article d’António Alberto Banha de ANDRADE – “Colegiadas – sua função, em especial a do ensino” in Actas do Congresso Histórico de Guimarães e a sua colegiada, vol. V. Guimarães: Câmara Municipal de Guimarães, 1982. p. 9-15.

[16] En effet, il est possible de verifier également l’operationnalité d’un ensegnement élémentaire dans des collégiales urbaines moins importantes, à l’instar de celle de Saint-Christophe de Coimbra ou de Saint-Jacques de Óbidos, où il fut détecté l’existance d’un maître-école (Manuela Santos SILVA – “Igrejas-Colegiadas na Idade Média : uma linha de investigação a ser (pros)seguida”. in Maria do Rosário Themudo BARATA e Luís KRUS, dirs. ; Amélia Aguiar ANDRADE; Hermenegildo FERNANDES e João Luís FONTES, coords. – Olhares sobre a História. Estudos oferecidos a Iria Gonçalves. Lisbonne: Caleidoscópio, 2009. p. 588.

[17] Aires Augusto do NASCIMENTO – “Livros e claustros no séc. XIII em Portugal. O Inventário da Livraria de S. Vicente de Fora, em Lisboa”. Didaskalia. Lisbonne. Vol. XV, 1 (1985) p. 231-242; António CRUZ – Santa Cruz de Coimbra na cultura portuguesa da Idade Média. Porto: Biblioteca Pública Municipal, 1964.

[18] Après son passage par l’école cathédrale de Lisbonne, le futur saint Antoine entra à l’école de Saint-Vincent avant de passer à Coimbra, où il trouve dans le monastère de Sainte-Croix les conditions pour parfaire sont éducation. Isaías da Rosa PEREIRA - “Santo António na Escola capitular de Lisboa”. p. 13-24.

[19] António do ROSÁRIO – “Frades pregadores em intercâmbio peninsular” in Actas das 2.as Jornadas Luso-Espanholas de História Medieval. Vol. 4. Porto: Centro de História da Universidade do Porto, 1990. p. 1251-1272.

[20] Le studium franciscain de Lisbonne fut élevé au statut de studium generale de l’ordre lors du chapitre d’Assis de 1340, datant de 1453 son intégration dans l’université portugaise. Fernando Félix LOPES “As escolas franciscanas portuguesas de 1308 a 1515”. p. 89-90.

[21] Archives Nationales Torre do Tombo [dorénavant ANTT], Mosteiro da Consciência e Ordens. Mosteiro de Santos, liasse 64, n. 1303 cité dans [Luís Filipe OLIVEIRA] – «Convento de Santos». in Bernardo de Vasconcelos e SOUSA, dir. et Isabel Castro PINA, Maria Filomena ANDRADE et Maria Leonor Ferraz de Oliveira Silva SANTOS, Ordens Religiosas em Portugal: das Origens a Trento. Guia Histórico. Lisbonne: Livros Horizonte, 2006. p. 454.

[22] Armindo de SOUSA – Cortes Medievais Portuguesas, vol. I. Porto: INCM-Centro de História da Universidade do Porto, 1999. p. 219-220; António Domingues de Sousa COSTA  – “Estudos superiores e universitários em Portugal no reinado de D. João II”. Biblos. Coimbra. LXIII (1987) p. 255; Maria Ângela BEIRANTE – Évora na Idade Média. Lisbonne: Fundação Calouste Gulbenkian, 1988. p. 699; José MATTOSO – “A Universidade e a Sociedade”. in História da Universidade em Portugal, vol. 1, tomo 1: 1290-1536. Coimbra-Lisbonne: Universidade de Coimbra – Fundação Calouste Gulbenkian, 1997 p. 326; Maria Helena da Cruz COELHO – “Les relations du Savoir et du Pouvoir dans le Portugal médiéval (XIVe et XVe siècles)”. p. 333. Antérieurement, il fut possible décerner la stratégie d’une partie de l’oligarchie municipale de Lisbonne en faire envoyer leur progéniture en Italie à partir de la fin du XIVe siècle pour parfaire leur étudier et pour obtenir des grades académiques. Mário FARELO – A oligarquia camarária de Lisboa (1325-1433). Lisbonne, [s.n.], 2008. Thèse de doctorat presentée à la Faculdade de Letras da Universidade de Lisboa. p. 202-204.

[23] Monumenta Portugaliae Vaticana, vol. III/1. p. 751; Mário FARELO – La peregrinatio academica portugaise vers l’Alma mater parisienne, XIIe-XVe siècles. Montréal: [s.n.], 1999. Mémoire de maître en Histoire médiévale présentée à la Faculté d’Arts et Sciences de l’Université de Montréal. p. 128-130; José MARQUES – “Os Corpos Académicos e os servidores”. in História da Universidade em Portugal, vol. 1, tomo 1: 1290-1536. Coimbra-Lisbonne: Universidade de Coimbra – Fundação Calouste Gulbenkian, 1997. p. 103.

[24] Nous n’avons pas de certitude sur l’extraction sociale de ces bacheliers. Il reste que l’ un des chapitres des cortès de 1433 se refère aux citations abusives dans le tribunal ecclesiástique par le clerc qui fut engagé pour enseigner le fils d’un laïc (« Senhor, a vossa jurisdição é ususrpada per esta guisa; se algum leigo dá a ensinar algum filho a clérigo e lhe não paga o ensino, [le clerc] cita-o perante o juiz eclesiástico»). Armindo de SOUSA – “1325-1480 “. in José MATTOSO, dir. História de Portugal. Vol. II: A Monarquia Feudal (1096-1480). Coord. de José MATTOSO. Lisbonne, Círculo de Leitores, 1992. p. 540

[25] Miguel Gomes MARTINS – “A família Palhavã (1253-1357). Elementos para o estudo das elites dirigentes da Lisboa medieval”. Revista Portuguesa de História. Coimbra. t. XXXII (1997-1998). p. 59.

[26] Sur les paços existantes à Lisbonne au Moyen âge, voir Mário FARELO – A elite camarária de Lisboa (1325-1433). p. 174.

[27] Les écoles laïques où s’enseignaient les premières lettres sont documentées au Portugal seulement depuis la fin du XVe et du XVIe siècles (A. H. de Oliveira MARQUES – “As instituições de cultura“. in Joel SERRÃO et A. H. de Oliveira MARQUES – Nova História de Portugal, vol. V: João José Alves DIAS – Portugal. Do Renascimento à Crise Dinástica. Lisbonne: Editorial Presença, 1998. p. 468-469). Les deux arguments que nous pouvons agencer pour prouver leur existence avant cette période demeurent très circonstanciels. Le premier se rapporte à l’affirmation par le maître-école du chapitre de Lisbonne à la fin du XIIIe siècle de son juridiction sur toutes les écoles du diocèse lisbonnaise (Isaías da Rosa PEREIRA – “Santo António na Escola capitular de Lisboa”. p. 17), se qui peut laisser entendre que cette mainmise juridictionnelle pouvait toucher, non seulement toutes les autres écoles collégiales et régulières du diocèse, comme aussi ces éventuelles écoles particulaires. En outre, il est question en 1322 d’une référence à un loyer payé à l’évêque de Lisbonne par un «Vaasco Perez o que ensinaua os moços [celui qui enseignait les béjaunes]», ce qui peut laisser entendre la présence d’une de ces écoles alors à Santarém (Saul António GOMES – “O arcediagado de Santarém em 1332”. in Santarém na Idade Média. Actas do Colóquio. Santarém : Câmara Municipal, 2007. p. 188).

[28] Sur cette question voir la synthèse de José Luis MARTÍN MARTÍN – “Alfabetización y poder del clero secular de la Península Ibérica en la Edad Media”. in Angel VACA LORENZO – Educación y transmisión de conocimientos en la Historia. Salamanca : Ediciones Universidad Salamanca, 2001. p. 95-132.

[29] Comme Afonso Pais, doyen du chapitre cathédral de Lamego en 1264. António Domingues de Sousa COSTA – Um Mestre Português em Bolonha no Século XIII, João de Deus. Vida e Obra. Braga: Editorial Franciscana, 1957. p. 184; Francisco da Gama CAEIRO – “As Escolas Capitulares no primeiro século da Nacionalidade Portuguesa”. p. 10).

[30] Isaías da Rosa PEREIRA –  “Livros de Direito na Idade Média”. Lusitania Sacra. Lisbonne, VII (1964-1966) p. 31-41.

[31] José María Cruselles réfère le cas des notaires à Valence dont l’entraînement  passait par la rédaction de contracts d’apprentissage (José María CRUSELLES – Familia y promoción social: Los Lopiç de Valencia (1448-1493)”. Estudis Castellonencs. Castellò. 3 (1986) p. 360).

[32] Cette fixation dicta une modification de paradigme. Voulue déjà par l’infant Pierre, frère du roi Édouard Ier, que proposa vers de milieu du XVe siècle l’établissement à Lisbonne de dix collèges «à la manière de ceux de Paris et de Oxford» pour les étudiantes riches et pauvres,  afin d’encadrer la population scolaire (Chartularium Universitatis Portugalensis. Vol. III. p. 311-319, doc. 856 et Artur Moreira de SÁ – “A ‘carta de Bruges’ do Infante D. Pedro”. Biblos. Coimbra. 28 (1952) p. 33-54), elle serait effective seulement après de transfert de l’Université à Coimbra en 1537 et l’établissement de dizaines de collèges dans la ville du  Mondego. Sur cette question, voir António de VASCONCELOS – Os Colégios universitários de Coimbra. Coimbra: Coimbra Editora, 1938 et História da Universidade em Portugal. Vol. II: 1537-1771. Coimbra-Lisbonne: Universidade de Coimbra-Fundação Calouste Gulbenkian, 1997.

[33] Thierry KOUAME – “L’apprentissage de la sociabilité dans les collèges parisiens à la fin du Moyen Âge”. Hypothèses 1997. Paris. http://www.cairn.info/revue-hypotheses-1997-1-page-133.htm [consult. 16 juin 2009]; Id. – “Le détournement d’une œuvre charitable à la fin du Moyen Âge : l’exécution de la fondation Oudard de Moulins par le collège d’Autun à Paris (1398-1417) ». in J. DUFOUR, H. PLATELLE – Fondations et oeuvres charitables au Moyen Âge. Paris : CTHS, 1999. p. 143-157.

[34] La fondation de cet hôpital doit se placer entre les années 1284 et 1286, c’est-à-dire, entre les autorisations royales pour son établissement (1284, septembre 8), pour l’achat de biens immobiliers (1285, juin 25) ; la concession du droit de patronage de l’église de Saint-Barthélemy de Lisbonne (1286, mars 10) ; l’exemption du paiement d’un droit dû au roi sur la construction et l’utilisation d’un moulin dans la rivière de Agualva (1286, août 29), ainsi que l’autorisation délivrée par le chapitre de Lisbonne pour son érection (1286, mars 11)  (voir ANTT, Chancelaria de D. Dinis, liv. 1, fl. 110-110v, 139v, 161, 175;  D. Rodrigo da CUNHA – História Ecclesiastica da Igreia de Lisboa. Vida, e acçoens de sevs prelados & varões eminentes em santidade, que nella florecerão. Lisbonne: Manoel da Sylva, 1642. fl. 202; Portugaliae Monumenta Misericordiarum. Coord. de José Pedro PAIVA - Vol. II : Antes da fundação das Misericórdias. Lisbonne: União das Misericórdias Portuguesas, 2003. p. 201, 134). C’est seulement après la fondation de l’université à Lisbonne, vers 1288-1290, que les références aux étudiants surgissent dans la documentation, à savoir lors l’établissement des rétributions aux pauvres et aux six étudiants qui sont maintenus par les rendements de l’hôpital (1291, avril) et lors testament de son fondateur (1291, décembre 19) entre autres (Chartularium Universitatis Portugalensis. Vol. I. p. 16-20, doc. 8; Portugaliae Monumenta Misericordiarum. Vol. II. p. 421-424; D. Rodrigo da CUNHA – História Ecclesiastica da Igreia de Lisboa. Vida, e acçoens de sevs prelados & varões eminentes em santidade, que nella florecerão. fl. 206v-208). Tout ceci semble montrer que la preoccupation «scolaire» du fondateur débuta seulement après la fondation de l’Université à Lisbonne. À la fin de la décennie sa possession tombera sous la main de l’abbé d’Alcobaça, qui nommera Afonso Eanes, l’un des exécuteurs testamentaires de D. Domingos pour l’administration de l’hôpital. Pour la biographie de ce neveu de D. Domingos et futur évêque de Silves, voir Mário FARELO; Filipa ROLDÃO et André Evangelista MARQUES – “Les clercs dans l’administration dionysienne (1279-1325)”. in Carreiras eclesiásticas no Ocidente Cristão. Lisbonne: Centro de Estudos de História Religiosa de l’Universidade Católica Portuguesa, 2007. p. 293, n. 2.

[35] Le collège d’Afonso Correia est connu par l’autorisation que le roi octroya visant la fondation de douze scolaires en 1383 (Chartularium Universitatis Portugalensis. Vol. II. p. 111), tandis que Diogo Mangancha établit dans son testament (1447) un collège pour douze étudiants âgés de seize ans. Le patrimoine destiné à cette institution fut incorporée  à l’Université vers 1459  (Ib. Vol. V. p. 46-49, n. 1413, p. 53-54, n. 1417).

[36] L’excellent travail de Maria de Lurdes Rosa sur les chapelles votives lisbonnaises entre 1400 et 1521 ne recense aucun élément de cette vocation éducatrice au-delà du cas de Maître Pierre ici traité (Maria de Lurdes ROSA – «As almas herdeiras». Fundação de capelas fúnebres e afirmação da alma como sujeito de direito (Portugal, 1400-1521). Lisbonne: [s.n.], 2005. Thèse de doctorat présentée à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales et à l’Universidade Nova de Lisboa.

[37] G. M. DRAPER – “There hath not bene any gramar scole kepte, preacher maytened or pore people releved, other then … by the same chauntreye»: Educational Provision and Piety in Kent, c. 1400–1640” in Robert LUTTON, Elisabeth SALTER – Pieties in transition: religious practices and experiences, c.1400-1640. Aldershot: Ashgate, 2007. p. 77-79; Jo Ann Hoeppner Moran CRUZ – “England: Education and Society”. in Stephen Henry RIGBY – A companion to Britain in the later Middle Ages. Oxford: Blackwell, 2002. p. 451-452. Pour une appréciation historiographique du rôle educational des chantries, voir Rachel Elizabeth WARD – The Foundation and Functions of Perpetual Chantries in the Siocese of Norwich c. 1250-1547. Cambridge, 1998. Thèse de doctorat en Histoire, Jesus College. p. 76-78. Je remercie vivement Maria de Lurdes Rosa pour l’accès à la bibliographie spécialisée sur ces fondations, dont les plus importantes furent justement des collèges (Christine CARPENTER – “Religion. in Raluca RADULESCU et Alison TRUELOVE, eds. Gentry Culture in Late Medieval England. Manchester : Manchester University Press, 2005. p. 136.

[38] Il se registre en France l’existence d’alphabets peints dans les murs des chapelles, ce qui suggère l’observance d’un enseignement scolaire dans ces institutions (Danièle ALEXANDRE-BIDON et Marie-Thérèse LORCIN – Système éducatif et cultures dans l’Occident Médiéval. Paris : Ophrys, 1998. p. 66). Tant que l’on sache, ces éléments physiques n’ont pas été détectés dans les chapelles médiévales qui ont survécu au Portugal. 

[39] Dans le compte-rendu de la visitation à la chapelle de Bartolomeu Joanes, située dans la cathédrale de Lisbonne en 1386, il est dit que l’archidiacre de Covilhã devait engager un bachelier pour enseigner la grammaire et le chant aux écoliers avec les rendements appartenant au maître-école. Cabido da Sé. Sumários de Lousada. Apontamentos dos Brandões. Livro dos bens próprios dos Reis e Rainhas. Documentos para a história da Cidade de Lisboa. Lisbonne: Câmara Municipal de Lisboa, 1954. p. 31.

[40] Voir le document transcrit ci-dessous. Cette famille fût l’objet d’une étude spécifique ayant pour objective l’établissement des biographies de ces membres au XIVe siècle, à laquelle remettons pour des informations détaillées. Mário FARELO – “Ao serviço da Coroa no século XIV. O percurso de uma família de Lisboa, os «Nogueiras»”. in Luís KRUS, Luís Filipe OLIVEIRA et João Luís FONTES – Lisboa Medieval. Os rostos da Cidade. Lisbonne: Livros Horizonte, 2007. p. 145-168.

[41] Notamment la chapelle de Sainte-Victoire fondée en 1271, dont la pierre évocatrice de sa construction par Vicente Martins, vicaire du roi et juge de Lisbonne, fût retrouvée il y a qualques années (José Custódio Vieira da SILVA – “Da galilé à capela-mor: o percurso do espaço funerário na arquitectura gótica portuguesa”. in id. – O Fascínio do Fim. Viagens pelo Final da Idade Média. Lisbonne: Livros Horizonte, 1997. p. 49, 58, note 10). Sur les travaux archéologiques effectués pendant la dernière décennie à l’église de Saint-Laurent de Lisbonne, voir Clementino AMARO – “Arqueologia Islâmica em Lisboa : um percurso possível”. in Portugal Islâmico – Os últimos sinais do Mediterrâneo. Lisbonne : Museu Nacional de Arqueologia, 1998. p. 66-68; Teresa de Campos COELHO – “Trabalhos de recuperação da Igreja de S. Lourenço de Lisboa”. Revista Pedra & Cal. Lisbonne. 0 (Out.-Dez. 1998) p. 38-41.

[42] Voir le document transcrit ci-dessous.

[43] Postérieurement, l’enchaînement de son administration était supposé passer à l’aîné de ce dernier et jamais par la voie féminine, ce qui arriva en réalité. La durée de seize ans peut-être entendue comme une façon de faire profiter son neveu aîné des biens du majorat même avant la fin la mort de son frère Lourenço Peres.

[44] Voir entre autres les conditions de fondation des majorats établis par les évêques Geraldo Domingues et João Martins de Soalhães au début du XIVe siècle. Maria de Lurdes ROSA – O Morgadio em Portugal, séculos XIV-XV. Modelos e práticas de comportamento linhagístico. Lisbonne: Editorial Estampa, 1995. p. 119, 185-186 entre autres.

[45] Maria de Lurdes ROSA – «As almas herdeiras». p. 444.

[46] Sur ce fils naturel de Lourenço Peres, ancien étudiant  en Arts, Médicine et Théologie à Paris dont les mêlées avec les régents de la Faculté de Médecine sont bien connues, voir respectivement António Domingues de Sousa COSTA – “Mestre Afonso Dinis, médico e secretário de D. Afonso IV, Professor na Universidade de Paris”. Itinerarium. Braga. vol. III, 15 (Maio-Junho 1957) p. 370-417 et 16-17 (Julho-Agosto 1957) p. 510-607; José Maria da Cruz PONTES – “Afonso Dinis de Lisboa”. in A. A. Banha de ANDRADE – Dicionário de História da Igreja em Portugal. Vol. I. Lisbonne: Editora Resistência, 1981. p. 54-56; Carlos STEEL et Guy GULDENTOPS – “An Unknown Treatise of Averroes Against the Avicennians on the First Cause. Edition and Translation”. Recherches de Théologie ancienne et médiévale. Leuven. 64 (1997) p. 86-135; Manuel Cadafaz de MATOS – “Contributo para o estudo da recepção dos textos de Averróis (1126-1198) na Península Ibérica entre os séculos XIII e XV numa perspectiva da história do Livro”. Hvmanitas. Coimbra. L (1998) p. 450-452; Mário FARELO – La peregrinatio academica portugaise vers l’Alma mater parisienne, XIIe-XVe siècles. p. 222-223; Mário A. Santiago de CARVALHO – “Dois casos de translação da filosofia de expressão árabe no Portugal medieval: João de Sevilha e de Lima e Afonso Dinis de Lisboa (no oitavo Centenário de Averróis)”. Humanistica e Teologia. Porto. vol. XX, 2-3 (1999) p. 259-271; José F. MEIRINHOS – “Afonso de Dinis de Lisboa: percurso de um filósofo, médico, teológo, traductor e eclesiástico do século XIV”. Península. Revista de Estudos Ibéricos. Porto. 4 (2007) p. 47-64 (pour son parcours intellectuel et ecclésiastique); Mário FARELO – “Ao serviço da Coroa no século XIV. O percurso de uma família de Lisboa, os «Nogueiras»”. p. 150  (sur son insertion familiale).

[47] Mário FARELO – “Ao serviço da Coroa no século XIV. O percurso de uma família de Lisboa, os «Nogueiras»”. p. 150-151 et José Augusto da Cunha Freitas de OLIVEIRA – Na Península de Setúbal, em finais da Idade Média: organização do espaço, aproveitamento dos recursos e exercício do poder. Lisbonne: [s.n.], 2008. Thèse de doctorat en Histoire Médiévale présentée à la Faculdade de Ciências Sociais e Humanas de l’Universidade Nova de Lisboa. p. 103-104, 113, 403, 444. L’appartenance à ce groupe familial est déduite de sa condition de frère d’Afonso Dinis. Ce que nous connaissons de l’implantation géographique de ce dernier remet surtout pour une place importante dans le village d’Azeitão, insérée dans la péninsule de Setubal, où il construisit une chapelle.       

[48] Ne sont pas clairs les arguments pour l’expliquer. Il est possible qu’Afonso Dinis fût empêché de  succéder à son frère par une détermination de maître Pierre qui ordonna que les éventuels évêques et archevêques de sa famille ne pouvaient pas administrer la chapelle. En fait, Afonso Dinis est évêque de Guarda à l’époque de la transmission de l’administration des mains de Filipe Lourenço. Il faut souligner aussi le raisonnement de maître Pierre, lequel perspectivait, dès 1296, que des membres de sa famille pourraient un jour atteindre l’épiscopat et l’archiépiscopat (voir le document transcrit ci-dessous). Nous croyons que celui-ci peut constituer un autre argument de preuve de la stratégie d’affirmation socio fonctionnelle par le Savoir que maître Pierre dénonce lors de cette fondation.

[49] Cette succession fut planifiée d’avance. En effet, le processus débuta par la légitimation de maître Jean, dont le défaut de natalité  avait le pouvoir d’empêcher cette succession de l’administration de la chapelle ou du majorat de maître Pierre. Cette légitimation fut obtenue des mains du roi Alphonse IV avec la respective autorisation des descendants de Maître Pierre par lettre datée du 28 août 1340. L’habilitation à cette succession  fut  octroyée, six ans plus tard, par l’autorité pontificale dont nous connaissons les lettres apostoliques de commission à l’évêque de Coimbra pour qu’il enquête de la justesse de l’argumentation de maître Jean et lui fournisse la respective habilitation (ANTT, Arquivo da Casa dos Viscondes de Vila Nova de Cerveira, boîte 7, n. 1, fl. 188v (indication de l’existance de cette lettre dans un inventaire moderne de l’archive de la famille; ib., boîte 1, n. 15 (copie authéntique de la lettre apostolique de commission).

[50] Ib. p. 16, 446-459.

[51] Ces visiteurs devraient  recevoir annuellement pour cette charge la somme de cent sous. Ils étaient obligés d’amener avec eux le testament dudit fondateur, certainement dans le but d’éviter des divergences d’interprétation sur les dispositions y contenues.  Cette exigence peut aider à expliquer pourquoi une copie de son testament se retrouvait dans les cartulaires de l’archive capitulaire de Lisbonne (Cabido da Sé. Sumários de Lousada. Apontamentos dos Brandões. Livro dos bens próprios dos Reis e Rainhas. Documentos para a história da Cidade de Lisboa. Lisbonne : Câmara Municipal de Lisboa, 1954. p. 45).

[52] En réalité, le cours des événements au long du siècle dicta la croissante subordination de la collégiale à la famille de maître Pierre de Lisbonne et de Lourenço Peres, futurement désigné par le nom de famille «Nogueira». Fruit de la relation très proche que ces membres maintinrent avec le roi Alphonse IV (1325-1357), la famille a pu acquérir le droit de patronage sur l’église et retourner une partie de ces rendements vers une institution à but scolaire sur laquelle nous reviendrons ci-dessous. Il faut ajouter que ces deux actions furent inspirées par Miguel Vivas, un neveu de maître Pierre, qui fut chancelier d’Alphonse IV e évêque-élu de Viseu. Sur celui-ci voir Mário FARELO, A elite camarária de Lisboa (1325- 1433). p. 533 (et bibliographie y recensée), ainsi que, très prochainement, la thèse de doctorat de Anísio Saraiva sur le diocèse de Viseu à l’époque médiévale.  

[53] Lourenço Peres y fonda avec sa femme la chapelle intitulée de Sainte-Catherine, à laquelle il adjoint un chapelain pour prier à son âme et de son frère (ANTT, Arquivo da Casa dos Viscondes de Vila Nova de Cerveira, boîte 5, n. 30, fl. 1-4 ; n. 31 (document daté de 1296 en cópies modernes). Sa femme Constança Eanes Palhavã indique dans son testament en 1327 que c’est elle qui fonda la chapelle (ANTT, Arquivo do Hospital de S. José, liv. 62, fl. 96-97; Registo do Arquivo, liv. 7, fl. 95-96).

[54] Comme l’on a vu, maître Pierre y voulait être exhumé, tout comme Lourenço Peres qui ordonna à être enseveli près de son frère lors de son testament en 1296 (ANTT, Arquivo da Casa dos Viscondes de Vila Nova de Cerveira, boîte 5, n. 30, fl. 1-4 ; n. 31.   Plus tard, il veut être enterré dans la chapelle de Sainte-Catherine. Significativement, si le chapelain qu’il y a institué ne pouvait pas prier dans cette chapelle, il permit que ce dernier le fasse à la chapelle de maître Pierre ou dans le grand-autel. Son fils homonyme veut être enterré à Saint-Laurent de Lisbonne, «où repose son père» (ib., boîte 1, n. 19 [avant 1325, Set. 15, Arronches]).

[55] L’une des actions les plus importantes de ce genre ce fut l’accord  obtenu entre l’administrateur de la chapelle de maître Pierre et des exécuteurs testamentaires de Lourenço Peres Junior, dont la composition fut confirmée par Alphonse IV le 18 novembre 1335. En vertu de cet accord, la chapelle de maître Pierre a reçu divers propriétés à Mafra (ANTT, Arquivo da Casa dos Viscondes de Vila Nova de Cerveira, boîte 7, n. 1, fl. 88v). Plus tard, maître João Coelhinho, chanoine de Lisbonne et neveu de maître Jean, laissa cent dobras d’or à la chapelle. Finalement, maître Jean fit donation de 2000 dobras d’or à cette institution en 1383 pour l’achat de patrimoine immobilier afin de maintenir les fondations liées à la chapelle (ANTT, Arquivo da Casa dos Viscondes de Vila Nova de Cerveira, boîte 1, n. 38 ; ib., boîte 5, n. 35).

[56] Ce chapelain fut établi par le testament de Rui Nogueira, petit-fils de maître Jean des Lois (ib., boîte  5, nº 37 [1432, Juillet 3]. Nous ne savons pas si jamais il fut institué de facto.

[57] Ces personnes devraient venir préférablement de la région de Lisbonne et de Mafra (petit village situé à l’ouest de celle-là). Cette dernière référence peut indiquer le lieu d’origine des ascendants de maître Pierre, même si le fameux Livro das Linhagens do século XVI remet l’origine de celle-ci vers le nord (Livro de Linhagens do século XVI, ed. António Machado de FARIA. Lisbonne: Academia Portuguesa de História, 1957. p. 353-354). Nous n’avons pas pu confirmer la généalogie des ascendants de maître Pierre indiquée dans cette source.

[58] Cette institution est soutenue à nouveau lors de l’ordination de Miguel Vivas e maître Jean des Lois leur laisse douze livres annuelles lors de son testament en 1383.    

[59] ANTT, Arquivo da Casa dos Viscondes de Vila Nova de Cerveira, boîte 5, n. 30, fl. 1-4 ; n. 31 (document daté de 1296 en copies modernes)

[60] Voir le document publié ci-dessous.

[61] Voir la note 34 de ce travail.

[62] Tout d’abord de l’abbé d’Alcobaça à la fin de 1297 (ANTT, Mosteiro de Alcobaça, 1a inc., Documents Particuliers, boîte 20, n. 9, 32, 33, 34; Livro 2o dos Dourados, fl. 59v-60; 86, 86-86v) et, un siècle et demi plus tard, aux mains des chanoines séculiers de Saint-Jean l’Evangéliste (voir la thèse prochainement d’Isabel Castro Pina sur cet ordre religieux).

[63] Voir le document publié ci-dessous.

[64] Aucune de ces fondations sont proprement à parler des collèges. L’une est un hôpital, tandis que l’autre demeure une chapelle, surtout que les étudiants de cette dernière demeurent hébergés dans un autre local que le propre édifice ecclésiastique.

[65] La période maximale de séjour de huit ans remet pour un âge à la sortie vers les quinze ans, c’est-à-dire l’âge pendant laquelle de nombreux étudiants débutaient leur fréquence universitaire. Sur l’âge d’entrée à l’université médiévale, voir entre autres Alain B. COBBAN – The Medieval Universities: Their Development and Organization. London: Methuen & Company, Ltd., 1975. p. 207-209.

[66] Le titulaire de ce bénéfice aurait également la charge  de concéder à ces étudiants, sous caution, les livres qui furent de maître  Pierre, les livres qui furent de Lourenço Peres Senior et les livres de la propre chapelle.

[67] En effet, les membres les plus distingués du lignage au  XIVe siècle furent des médecins (Afonso Dinis) et des légistes (maître Jean des Lois).

[68] ANTT, Arquivo da Casa dos Viscondes de Vila Nova de Cerveira, boîte 5, n. 29.

[69] Ce mot désigne une fraction de la somme afféctée par l’instituteur  d’un bénéfice au pourvoir d’un ecclésiastique, dont la nomination demeure un droit exclusif du patron. Joaquim de Santa Rosa de VITERBO – Elucidário das palavras, termos e frases que em Portugal antigamente se usaram e que hoje regularmente se ignoram. Edition crítique de Mário FIÚZA. Vol. I. Porto: Edições Civilização, 1983. p. 536 sub verbis «aprestamo».

[70] Un inventaire de la documentation des archives de la famille date cette réorganisation des rendements de la collégiale du 1er décembre 1332 (ANTT, Arquivo da Casa dos Viscondes de Vila Nova de Cerveira, boîte 7, n. 1, fl. 180). Celle-ci fut effectuée par Miguel Vivas sous autorisation pontificale et par la commission de l’évêque et du chapitre de Lisbonne. Cette responsabilité est compréhensible puisqu’il était cousin du fondateur de la chapelle et l’un des exécuteurs testamentaires de Lourenço Peres Sénior. Des liens de proximité avec le roi Alphonse IV lui valurent l’obtention du droit de patronage sur la collégiale laurentienne vers 1338 (voir la note 72). Nous savons en outre que cette réorganisation  a été confirmée vers le milieu des années 1340, puisqu’il existe une supplique pontificale et une lettre de Clément VI – datées les deux du 6 août 1345 – commissionnant l’archevêque de Braga à faire l’enquête sur la question et lui donnant le pouvoir de la confirmer par l’autorité apostolique. Monumenta Portugaliae Vaticana. Vol. I. p. 63-64, n. 105; s.a. – “Fructos da egreja de S. Lourenço (Lisboa)”. Revista Archeologica. Lisbonne. Vol. III (1889) p. 111-112.

[71] Ib.  La même volonté se detecte une trentaine d’années plus tard, lorsque le chanoine de Coimbra et Évora Vasco Gonçalves  s’oblige à maintenir douze pauvres comme condition pour acumuler ces bénéfices  avec l’église paroissiale de Saint Sauveur de Arraiolos. Ces douze étudiants, mantenues par l’argent de ces bénéficies, devraient être tous des bacheliers en droit canon ou civil et la moitié devrait frequenter l’université (Monumenta Portugaliae Vaticana, vol. I, p. 493, n. 222 (1365).

[72] Il faut dire que pendant cette décennie ce même Miguel Vivas obtient d’Alphonse IV le droit de patronage sur cette collégiale. Nous n’avons pas  le document de donation. Toutefois,  un sommaire de quelques chartes de ce roi date cet instrument de l’année 1338 (ANTT, Gaveta XIX, liasse 14, n. 5, fl. 26 et Armando Luís de Carvalho HOMEM – O Desembargo Régio (1320-1433). Porto: INIC-Centro de História da Universidade do Porto, 1990. p. 370). L’original ou une copie de cette donation fut amené à Avignon vers 1345, certainement comme un  appui à la confirmation de la réorganisation des rendements de la collégiale sollicitée à Clément VI par maître Jean des Lois, lors de son ambassade à la Curie pontificale cette même année (Archivo Segreto Vaticano, Registra Avenionensis 91, fl. 312).

[73] ANTT, Arquivo da Casa dos Viscondes de Vila Nova de Cerveira, boîte 1, n. 24 [1356, décembre 10]; ib., boîte 1, n. 38 [1363, novembre 5].

[74] Cette durée est énoncée lors de la concession en 1363 à Fernão Gonçalves, fils de Gonçalo Eanes de Torres Vedras, lequel avait été élevé dans la chapelle de maître Pierre (ANTT, Arquivo da Casa dos Viscondes de Vila Nova de Cerveira, boîte 1, n. 38 [1363, novembre 5]). Ceci démontre que dans la chapelle existaient alors les deux types d’enseignement soutenus: le pré-universitaire déterminé par maître Pierre et l’universitaire appuyé par Lourenço Peres et Miguel Vivas.

[75] ANTT, Arquivo da Casa dos Viscondes de Vila Nova de Cerveira, boîte 1, n. 38 [1363, novembre 5]; ib., boîte 5, n. 29 [1349, avril 29].

[76] Nous savons qu’il fut crée par son frère Lourenço Peres Junior et qu’il profita des ressources de la chapelle pour ses études.

[77] C’est lui qui nous l’informe dans sons testament de 1383 en disant que cette institution fut effectué après la mort de Maria Afonso et avant son mariage avec Constança Afonso, ce qui nous donne une date critique aux alentours de 1348 (voir Mário FARELO – “Ao serviço da Coroa no século XIV. O percurso de uma família de Lisboa, os «Nogueiras» ”. p. 151).

[78] Cette institution n’a pas survécue, selon la documentation plus tardive qui lui fait allusion. António Domingues de Sousa COSTA – “Hospitais e albergarias na documentação pontifícia da segunda metade do século XV”. in A pobreza e a assistência aos pobres na Península Ibérica durante a Idade Média. actas das 1as. Jornadas Luso-Espanholas de História Medieval. Vol. I. Lisbonne: Instituto da Alta Cultura, 1973. p. 265, 319-325.

[79] ANTT, Arquivo da Casa dos Viscondes de Vila Nova de Cerveira, boîte 1, n. 38 [1363, novembre 5]; ib., boîte 5, n. 35 [1383, mars 17].

[80] Voir le document transcrit ci-dessous.

[81] Une loi de Ferdinand Ier de 1379 énonce que les prêts de livres  à courte écheance entre étudiants, destinés à la correction de leurs exemplaires, ne donnait pas lieu à la rédaction d’un document écrit. Ordenações Afonsinas, note de présentation de Mário Júlio de Almeida COSTA; note textologique d’Eduardo Borges NUNES. Livre III. Lisbonne: Fundação Calouste Gulbenkian, 1984. p. 228.

[82] Un inventaire de cette bibliothèque était rédigé à l’époque à la fin du livre de la messe de chapelle où se recensaient aussi les biens de cette même chapelle comme l’affirme maître Jean des Lois dans son testament.  ANTT, Arquivo do Hospital de S. José, liv. 62, fl. 57 [1383, mar. 20].

[83] Comme la donation de maître Jean des Lois. Cette façon de faire se reconnaît dans d’autres chapelles du groupe entretenues à Saint-Laurent, comme celle de l’évêque Afonso Dinis, à qui Gonçalo Miguéis, neveu de ce dernier, laisse des Clementines, un Archidiacre, un livre de reportationes et des livres de l’ordre de avocacia. ANTT, Arquivo da Casa dos Viscondes de Vila Nova de Cerveira, boîte 4, n. 11 [1391, avril 10].

[84] ANTT, Arquivo do Hospital de S. José, liv. 62, fl. 56v [1383, mar. 20].

[85] Certainement les Extravagantes de Jean XXII.

[86] Ib.

[87] Ib. Les livres de ces dernières quatre matières, au nombre de  25-26 volumes, furent achetés par maître Jean des Lois à maître Afonso, médecin de la reine [on ne sait laquelle] et ont couté 102 livres.

[88] ANTT, Arquivo da Casa dos Viscondes de Vila Nova de Cerveira, boîte 7, n. 1, fl. 26v.

[89] Ib.,fl. 16v.

[90] Ib., fl. 7

[91] Ib. fl. 7.

[92] Ib.,fl. 6v. Cette vocation de prêt ne s’arrête pas avec la mort de Jean des Lois, puisque sa femme Constança Afonso arriva à prêter de nombreux livres de médicine en 1395. Ib., fl. 7.

[93] C’est connue la présence d’Afonso Dinis à deux reprises à Paris, tandis que quelques décennies plus tard, c’est au tour de Fernão Gonçalves, neveu de Jean des Lois, obtenir la licence en Lois à l’université d’Orléans. Bien sûr, nous ne savons pas le lieu de formation supérieure d’autres membres importants du lignage comme Miguel Vivas ou Jean des Lois. Il reste que les Nogueiras, eux aussi, iront à partir de la fin du XIVe siècle suivre la tendance croissance et diriger leur peregrinatio academica vers l’Italie (Mário FARELO – La peregrinatio academica portugaise vers l’Alma mater parisienne, XIIe-XVe siècles. p. 131, note 490 ; id. – A oligarquia camarária de Lisboa (1325-1433). p. 408).

[94]  Cet ordre – demeurée inconnue jusqu’à présent – se trouve expresse dans deux lettres non-datées contenues dans une arche de documents royaux que, très probablement, l’évêque d’Évora Martim Afonso de Brito maintenait vers 1346 à Avignon et dont l’inventaire dit le suivant «Item outra con esse meesmo seelo em que fazia procuradores Lopo ffernandes e pero do sen pera obligarem doctores. Eu fernam martijnz»; «Item outra carta com o seelo do cavalo pendente em que fazia procurador Martim Affonso e ffernam rodriguiz pera obligarem doctores en Orleens pera leerem en Coymbra. Eu fernam martijnz (Archivo Segreto Vaticano, Registra Avenionensis 91, fl. 312v-313). Nous ne sommes pas en mesure de dater de façon critique ses lettres pour l’instant. Toutefois, le fait que Pierre de Corbigny, docteur en droit par l’université d’Orléans, fait son entrée dans la documentation portugaise en 1330 (sous le nom plus traditionnelle de maître Pierre des Lois) nous fait penser que leur mission fut un succès et qu’ils réussirent à recruter ce dit Pierre. En fait il est dit professeur à l’Université de Coimbra dans une supplique au pape en 1350. Sur ce personnage et pour les références aux faits avancés ci-dessus, voir Mário FARELO – A oligarquia camarária de Lisboa (1325-1433). p. 575-576. D’autre part, c’est connu  tout l’effort mis par ce roi pour l’obtention de la maîtrise en Medicine à l’Université de Paris en faveur d’Afonso Dinis (António Domingues de Sousa COSTA “Mestre Afonso Dinis, médico e secretário de D. Afonso IV, Professor na Universidade de Paris”. p. 383).

[95] Dans la génération primordiale de maître Pierre-Lourenço Peres Senior, un élément promotionnel également important fût l’insertion dans le pouvoir municipal de Lisbonne à la fin du XIIIe siècle, soit par  le truchement des offices de juge ou de procureur, soit par des mariages avec les familles appartenant à cette même élite, ce qui avait l’effet de resserrement des liens endogamiques. La famille suivra plus tard la  même voie avec d’autres familles participant à l’officialité centrale du roi, une fois que la famille ait changé le cadre d’intervention local pour le cadre central à partir de la fin du règne d’Alphonse IV.

[96] Miguel Vivas était dans l’office de chancelier ou vedor da chancelaria, lorsqu’Afonso Dinis s’intitula dans une supplique au pape dans la qualité de secretario du roi. Mário FARELO “Ao serviço da Coroa no século XIV. O percurso de uma família de Lisboa, os «Nogueiras»”. p. 151.

[97] Mário FARELO A oligarquia camarária de Lisboa (1325-1433). p. 368- 370 (Gonçalo Miguéis); p. 407-409 (Fernão Gonçalves).

[98] Sur la projection de la famille au XVe siècle, voir les importantes  remarques de Rita Costa Gomes. Rita Costa GOMES – A Corte dos Reis de Portugal no final da Idade Média. Lisbonne: Difel, 1995. p. 135-136.

[99] Étant donné la qualité du texte (copie du XVIIIe siècle d’un document de la fin du XIIIe siècle), nous avons  décidé de respecter l’orthographie et ponctuation présentes dans celui-ci. En ce sens furent corrigés uniquement les erreurs de transcription les plus évidents er les plus significatifs pour la compréhension du texte.

[100] Mots incomprehensibles.

[101] Mot incomprehensible.