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Número 17 | Janeiro - Junho 2015 ISSN 1646-740X
 

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Recension
DE VAIVRE, Jean-Bernard; VISSIÈRE, Laurent – Tous les deables d’Enfer. Relations du siège de Rhodes par les Ottomans en 1480. Genève: Droz, (Travaux d’Humanisme et Renaissance, 529), 2014, 878 pp. ISBN : 978-2-600-01768-8. Prix non indiqué [71,75 francs suisses].

 

Philippe Josserand
Université de Nantes (CRHIA), Département d'Histoire,
44312- Nantes Cedex 3 NANTES, França
ph.josserand@wanadoo.fr

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Data do texto: 18 de Julho de 2014

Dans sa préface (p. 16), Philippe Contamine, membre de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, présente la publication de l’imposant ouvrage de Jean-Bernard de Vaivre et de Laurent Vissière sur le siège ottoman de Rhodes à l’été 1480 comme un “événement européen”, et, de fait, l’achèvement de ce beau travail, commencé quelques années en arrière, ne saurait laisser indifférent aucun spécialiste des ordres militaires intéressé par la transition entre le bas Moyen Âge et l’époque moderne. Or, depuis trente ans, le Portugal a beaucoup œuvré, en particulier à Porto, Palmela et Lisbonne, pour étudier ces décennies où les frères se sont trouvés entre deux mondes, “dos finais da Idade Média à Modernidade”. Aussi rendre compte de la parution de Tous les deables d’Enfer. Relations du siège de Rhodes par les Ottomans en 1480, fraîchement publié chez Droz à Genève, dans les pages de Medievalista est un devoir naturel et, je l’espère, malgré la quantité de français de toute époque que l’on y trouve, une œuvre utile.

Diplomate de profession et membre correspondant de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, pour l’un, maître de conférences à l’université Paris-Sorbonne et membre de l’Institut universitaire de France, pour l’autre, J.-B. de Vaivre comme L. Vissière étaient tous deux bien placés pour tirer le siège de 1480 de l’oubli relatif où, sauf dans la production anglo-saxonne, il était tombé au cours du XXe siècle. Aujourd’hui, le temps des panégyristes, bien évidemment, a vécu, mais personne n’a consacré à l’événement un travail qui, avec la dimension critique en plus, puisse être comparé aux grands historiens de l’Hôpital, à Giacomo Bosio et à l’abbé de Vertot. Bons spécialistes du xve siècle, notamment pour Rhodes, J.-B. de Vaivre et L. Vissière ont consacré depuis plusieurs années, individuellement ou ensemble, d’intéressants travaux au siège de 1480[1], et nul ne pouvait donc être plus indiqué qu’eux pour en rassembler les sources et en proposer une lecture globale. Telle est, en effet, l’ambition de l’ouvrage au compte rendu duquel je me suis attaché ici et, par son ampleur comme par sa prétention d’exhaustivité, pareil projet doit être d’emblée vivement salué.

Après une longue introduction générale (pp. 19-119), divisée en deux temps consacrés à l’ordre de Saint-Jean de Jérusalem et à l’île de Rhodes puis au grand siège de 1480, l’ouvrage de J.-B. de Vaivre et de L. Vissière aborde l’édition des relations que l’on conserve de l’événement. Là, il répartit les sources, recherchées avec exhaustivité, en dix ensembles précédés chaque fois par des considérations de grand intérêt à la fois documentaire et historique. Le dossier s’ouvre avec trois lettres écrites pendant le siège (pp. 123-147). Il se poursuit avec l’Histoire Journalière, au titre très certainement inventé par Pierre Dupuy, au XVIIe siècle, écrite sur le vif par un Français qui vivait à Rhodes (pp. 149-254). Viennent ensuite les textes plus célèbres de Giacomo della Corte (pp. 255-297), de Guillaume Caoursin, le vice-chancelier de l’Hôpital (pp. 299-491), et de Mary du Puis (pp. 493-525). À côté de ces grands récits du siège de 1480, diffusés par de beaux manuscrits enluminés et des incunables, des relations courtes ont existé, aux épaves desquelles la sixième section du livre est consacrée, avec deux textes intitulés par les auteurs Lettre d’un chevalier bourguignon et Relation courte du siège de Rhodes et le bref récit des Miracula dont le seul exemplaire est depuis 1970 à la British Library (pp. 527-555). La guerre du Turc contre Rhodes, éditée avec Andrea Martigoni, atteste les rêves chevaleresques que l’événement éveilla en Italie à la charnière des XVe et XVIe siècles (pp. 557-643), tandis qu’aux lettres de Louis XI et autres échos occidentaux (pp. 645-682) font pendant deux témoignages ottomans procurés par Jean-Louis Bacqué-Grammont, la Couronne des Chroniques de Sa’dü-ddîn Efendî et le Livre des choses de la mer de Pîrî Re’îs (pp. 683-705). Enfin, l’ouvrage se referme, avant les annexes, par un choix de vingt-deux récits de pèlerins occidentaux qui ont abordé Rhodes entre 1479 et 1497 (pp. 707-819): deux voyages sont antérieurs au siège, ceux de Hans Tucher et de Sebald Rieter le Jeune, alors que les autres, tous postérieurs, évoquent une nouvelle fois ce formidable écho que le succès des Hospitaliers sur les Turcs a eu dans la chrétienté latine.

Ainsi, J.-B. de Vaivre et L. Vissière se sont livrés à un repérage complet des sources du siège de 1480. Là est le premier mérite de leur travail. Grâce à eux, des récits, connus de longue date, tels ceux de Guillaume Caoursin, de Mary du Puis et de Giacomo della Corte, sont aujourd’hui mieux publiés et – dans le dernier cas – traduits pour la première fois en français. Un très grand nombre de relations de pèlerins ayant abordé Rhodes à la fin du XVe siècle sont commodément réunies, et là encore – même si les textes originaux font défaut – certaines n’étaient jusqu’alors pas disponibles en français, comme celle de Josse van Ghistele, écrite au retour d’un voyage de quatre ans dont, en 1485, il était revenu par l’île des Hospitaliers. Une attention remarquable a été portée par les auteurs au dossier iconographique du siège. Le cahier central de l’ouvrage en porte témoignage, avec cinquante-huit planches, d’excellente qualité, reproduisant notamment les miniatures du manuscrit de dédicace de Guillaume Caoursin offert au grand-maître Pierre d’Aubusson (BnF, Ms. latin 6067), les dix bois gravés du même texte dans l’édition d’Ulm de 1496 et le tableau votif du siège, probablement commandé pour Notre-Dame de Paris et exposé aujourd’hui à la mairie d’Épernay, dans la Marne, où les auteurs, qui en donnent l’inscription, l’ont identifié. À l’instar de cette peinture, plusieurs documents “pratiquement ou radicalement inconnus”, selon l’expression de Ph. Contamine (p. 13), ont été découverts par J.-B. de Vaivre et L. Vissière, à commencer par cette curieuse et précieuse Histoire Journalière, écrite à chaud (BnF, Ms. Dupuy 255), dont nul ne s’était jamais servi, hormis Giacomo della Corte, qui le fit sans le dire (pp. 156-157). Sur la foi du recensement opéré, les auteurs ont pu dans l’introduction générale dissocier “trois niveaux mémoriels : des récits officiels et imprimés, des témoignages assez personnels, écrits à chaud et restés manuscrits, et, enfin, une légende orale, consignée par les pèlerins de passage” (p. 22). Jouant de ces diverses strates, ils se sont attachés dans l’étude liminaire à présenter le siège de 1480 sous un triple éclairage politique, militaire et religieux, le décrivant tout à la fois comme un coup d’arrêt à l’avancée ottomane, un recours sans précédent à l’artillerie à poudre et à de nouvelles pratiques de fortification et un succès considérable de la chrétienté latine interprété un peu partout en termes providentiels et miraculeux.

L’événement militaire est une chose, son écho, entretenu par les vainqueurs, en est une autre, et, comme l’a bien souligné Ph. Contamine, “dans l’état actuel de nos curiosités intellectuelles, c’est précisément l’étude de cette diffusion qui retient le plus l’attention” (p. 15). En la matière le lecteur apprendra beaucoup, et les Portugais n’y trouveront pas moins de plaisir que d’autres, même si, on le sait – plusieurs spécialistes l’ayant relevé –, l’écho du siège de Rhodes de 1480 fut pour l’Occident péninsulaire beaucoup moins accusé que dans d’autres espaces chrétiens[2]. Pourtant, dans les relations réunies par J.-B. de Vaivre et L. Vissière, les Hospitaliers issus des prieurés castillano-léonais et portugais, qui ensemble, après 1462, forment la langue d’Espagne, ne sont pas totalement absents, et, s’ils sont rarement évoqués – par la faute, sans doute, d’auteurs principalement français ou italiens –, je m’autorise à relater ici deux anecdotes qui, je l’espère, susciteront une curiosité plus large du public ibérique. Le 25 mai, d’après l’Oratio de Giacomo della Corte, un jeune Portugais du nom de Pedro, “quidam inexpertus, quamquam miles Sancti Johannis fratrum”, fut tué lors du premier accrochage du siège en voulant protéger le retour en ville de ses compagnons sortis éprouver les Turcs (pp. 266-269). De ce premier mort, Guillaume Caoursin parle de manière anonyme (pp. 394-395), alors que Mary du Puis, qui, lui, n’est pas un témoin direct, en fait “un chevalier catelan nommé Messire Pierre de Bourges” (p. 505), suivi un peu rapidement par J.-B. de Vaivre et L. Vissière qui lui ont cherché une origine au nord-est de la péninsule Ibérique (n. 20), quand il s’agirait sans doute de regarder à l’ouest. Le 17 juillet, selon l’Histoire Journalière, deux autres défenseurs capturés par les Turcs se révèlent issus de l’Occident hispanique, puisque, interrogés par le pacha, “ilz luy dirent qu’ilz estoient de Galice et d’Espaigne” avant de refuser d’abjurer leur foi et d’être condamnés pour cela au supplice du pal, dont l’un mit toute la nuit à mourir (pp. 220-222). Ces trois destins, assurément, ne sont pas majeurs, mais peut-être inciteront-ils les auteurs hispaniques intéressés par l’histoire de l’ordre de l’Hôpital à se plonger dans la richesse des relations rassemblées dans l’ouvrage et, au-delà, à entreprendre, eux aussi, de mobiliser de possibles échos du siège dans les archives très fournies et parfois peu exploitées d’Espagne et du Portugal et dans les fonds, hélas méconnus en péninsule Ibérique, de la National Library of Malta[3].

L’ouvrage de J.-B. de Vaivre et de L. Vissière, dans sa matérialité, est de belle qualité, et il faut féliciter tant les auteurs que l’éditeur pour la rigueur et l’élégance qu’ils ont su lui apporter. Les coquilles sont extrêmement rares et je me bornerai à en signaler une, presque amusante, qui fait naître le grand-maître Pierre d’Aubusson, vainqueur du siège de 1480, non dans la Marche – ce que le lecteur rétablit aisément –, mais dans la Manche (p. 34). Les erreurs de graphie sont elles aussi limitées, et, pour prendre un exemple ibérique, je citerai le frère navarrais Pedro Mudarra, orthographié Modarra à la manière italianisée de Giacomo Bosio (p. 71). Dans l’introduction en particulier, l’étude appelle quelques réserves de fond. Je ne suis pas sûr que traiter du siège de 1480 nécessitait de remonter en termes chronologiques jusqu’à la naissance de l’Hôpital: partir de son installation à Rhodes en s’attachant surtout aux événements postérieurs au milieu du XVe siècle eût sans doute constitué un meilleur parti. Les auteurs ayant choisi de démarrer en Terre sainte, au tournant des XIe et XIIe siècles, il convient de signaler que cette première période dans l’histoire de l’Hôpital n’est pas la mieux dominée. Est-il possible aujourd’hui de prétendre que “l’ordre se militarisa très tôt” (p. 25), en s’appuyant sur la mention d’un connétable, en 1126, dont il a été démontré que les attributions ne touchaient aucunement à la guerre ? Sur ce point capital et débattu de la recherche, on ne peut qu’être surpris de l’absence de toute référence aux études d’Alain Forey, probablement le meilleur spécialiste des ordres militaires aux XIIe et XIIIe siècles, et constater que le récent livre d’Alain Demurger sur les Hospitaliers, pourtant cité dans la bibliographie (p. 834), a été ici parcouru un peu rapidement[4]. En Terre sainte puis à Chypre, l’Hôpital, à la différence de Rhodes, n’était pas le seul ordre militaire présent, et son étude pour cette période suppose d’avoir recours de façon systématique au comparatisme. L’ouvrage de J.-B. de Vaivre et de L. Vissière ne le fait guère. Sur le Temple, on y retrouve certains poncifs ou, à tout le moins, quelque méconnaissance. Comment accepter l’affirmation selon laquelle “les Hospitaliers, repliés sur Chypre, étaient moins exposés que les Templiers, désormais dépourvus de base en Méditerranée” (p. 26) ? Les coreligionnaires de Jacques de Molay étaient tout aussi présents que leurs homologues dans le royaume des Lusignan, et il est facile, à la lumière de la recherche récente, ici quelque peu survolée, de s’en convaincre[5]. De même, peut-on penser que les Hospitaliers eurent “les châteaux les plus impressionnants de la période” (p. 37) ? Certes, Margat et le Crac sont de remarquables exemples de l’architecture militaire du XIIIe siècle, mais c’est vite oublier que Safed, pour le Temple, et Montfort, pour l’ordre Teutonique, l’étaient tout autant, même s’ils n’ont pas été conservés en état.

Ces quelques réserves, touchant essentiellement à l’introduction, m’amènent à un dernier point intéressant le principe de sélection des références du volume. Pour qui est habitué à une lecture européenne et résolument comparatiste de l’histoire des ordres militaires, certains manques, en effet, peuvent surprendre. Le Dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Âge, dont j’ai naguère assuré la coordination avec Nicole Bériou[6], est cité en bibliographie (p. 841), mais, au vu des notes, il semble avoir été utilisé avec parcimonie, alors que, pour tout ce qui touche à l’époque antérieure au XVe siècle notamment, il aurait pu être commode. Plus dommageable me paraît l’absence d’auteurs qui, à l’échelle d’une région particulière de l’Occident chrétien, sont des spécialistes reconnus de l’Hôpital et dont certains travaux eussent apporté beaucoup à J.-B. de Vaivre et à L. Vissière, ne serait-ce que dans l’appareil critique: pour la péninsule Ibérique, la bibliographie aurait eu avantage à intégrer Paula Pinto Costa et Carlos Barquero Goñi, et, en ce qui concerne l’Empire, Karl Borchardt, dont plusieurs études récentes poussent jusqu’au bas Moyen Âge, était une référence attendue[7]. L’absence de toute mention de Jean-Marc Roger est plus étonnante encore, car, en plus d’être un spécialiste de l’Hôpital dans l’espace français, tout particulièrement pour la Champagne et l’Aquitaine, il s’est illustré récemment par des travaux d’érudition consacrés à Rhodes[8]. Comment comprendre qu’il ne soit jamais cité dans l’ouvrage de J.-B. de Vaivre et de L. Vissière ? La qualité du volume que livrent ces deux auteurs ne peut selon moi exonérer de s’interroger sur la sélection de leur bibliographie. L’auto-référencement, assez largement pratiqué, inciterait à lui seul à le faire. Est-il raisonnable de citer des travaux de spécialistes de l’Hôpital au XVe siècle aussi importants que Jürgen Sarnowsky, Nicolas Vatin et Anthony Luttrell respectivement à deux, quatre et quinze reprises en bibliographie, quand ceux de l’un des auteurs, J.-B. de Vaivre, bénéficient de plus d’une quarantaine de mentions (pp. 844-846) ? Il est permis d’en douter, mais après tout ces travaux existent – le lecteur peut de la sorte très facilement s’y reporter – et, même si tous n’étaient pas indispensables ici, ils ont constitué la base sur laquelle s’est élevé le volume sur les relations du siège de 1480 dont la communauté scientifique a désormais la chance de disposer. L’ouvrage de J.-B. de Vaivre et de L. Vissière, sans nul doute, restera longtemps et il formera, pour le lecteur intéressé par les ordres militaires et pour bien d’autres, une référence durable sur le siège de Rhodes, le fondement de tout travail sur cette matière ainsi qu’une source d’interrogations et de riches comparaisons pour infiniment de sujets liés à l’événement de l’été 1480.

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[1] DE VAIVRE, J.-B.– ”Autour du grand siège de 1480. Description de Rhodes à la fin du XVe siècle”. in Société de l’Histoire et du Patrimoine de l’ordre de Malte. 22 (2009), pp. 36-117; IDEM – “Le siège de 1480, les tremblements de terre de l’année suivante et le remodelage de la ville de Rhodes”. in PIMOUGUET-PÉDARROS, Isabelle; FAUCHERRE, Nicolas (éd.) – Les sièges de Rhodes de l’Antiquité à la période moderne. Rennes, 2010, pp. 245-285; IDEM – “Commémorations par Pierre d’Aubusson du siège de Rhodes de 1480”. in Société de l’Histoire et du Patrimoine de l’ordre de Malte. 28 (2013), pp. 12-43; IDEM – “«Je vous envoye en paincture la cité de Rhode et le siege des Turcqs». Représentations de Rhodes au lendemain du siège de 1480”. in LE CLECH, Sylvie; MOUILLEBOUCHE,Hervé (éd.) – Châteaux et atlas. Dijon, 2013, pp. 172-195; VISSIÈRE, L. – “Note sur l’inscription latine du tableau du Siège de Rhodes, conservé à Épernay”. in Bulletin monumental. 167.4 (2009), pp. 337-338; IDEM – “Par les mots et par l’image. Le triomphe des chevaliers de Rhodes en 1480”. in PIMOUGUET-PÉDARROS, Isabelle; FAUCHERRE, Nicolas (éd.) – Les sièges de Rhodes de l’Antiquité à la période modern. Rennes, 2010, pp. 219-244; IDEM – “Le siège de Rhodes par les Turcs et sa médiatisation européenne (1480-1481)”. in BOURQUIN, Laurent, et al. (éd.) – S’exprimer en temps de troubles. Conflits, opinion(s) et politisation de la fin du Moyen Âge au début du XXe siècle. Rennes, 2011, pp. 159-178; IDEM – “Les fondements d’une guerre nouvelle. Rhodes et Otrante en 1480”. in Société de l’Histoire et du Patrimoine de l’ordre de Malte. 24 (2011), pp. 45-59; IDEM – “Louis XI et le siège de Rhodes. À propos d’un acte inédit de Philippe de Commynes”. in GILLI, Patrick; PAVIOT, Jacques (éd.) – Hommes, cultures et sociétés à la fin du Moyen Âge. Liber discipulorum offert à Philippe Contamine à l’occasion de son quatre-vingtième anniversaire. Paris, 2012, pp. 341-358; DE VAIVRE, J.-B.; VISSIÈRE, L. – “Guillaume Caoursin et ses silences. Prolégomènes à une nouvelle édition des récits de Rhodes assiégée”. in Comptes rendus de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. 2011, pp. 1385-1406.

[2] COSTA, Paula Pinto – “O Mediterrâneo e a ordem de São João”. in FONSECA, Luís Adão da; CADDEDDU, Maria Eugenia (ed.) - Portogallo mediterraneo. Cagliari, 2001, pp. 75-97; BARQUERO GOÑI, Carlos – “La provincia castellana del Hospital y el Oriente en la época de Rodas”. in FERNANDES, Isabel Cristina F. (ed.) – As ordens militares. Freires, guerreiros, cavaleiros. Actas do VI Encontro sobre ordens militares. Palmela, 2012, t. II, pp. 737-744..

[3] Sur l’utilité de ce dernier fonds pour l’Occident hispanique, j’ai insisté dans ma thèse de doctorat soutenue voici quinze ans bientôt et publiée il y a dix ans : JOSSERAND, Philippe – Église et pouvoir dans la péninsule Ibérique. Les ordres militaires dans le royaume de Castille (1252-1369). Madrid, 2004, p. 25.

[4] FOREY, Alan – “The Militarization of the Hospital of St. John”. in Studia Monastica. 26 (1984), pp. 75-89, repris dans IDEM – Military Orders and Crusades. Aldershot, 1994, IX; DEMURGER, Alain – Les Hospitaliers. De Jérusalem à Rhodes, 1050-1317. Paris, 2013, en particulier la deuxième partie: “Un ordre charitable devenu militaire”, pp. 73-104.

[5] DEMURGER, Alain – Jacques de Molay. Le crépuscule des Templiers. Paris, 2002, réédité en poche, Paris, 2014; BURGTORF, Jochen – The Central Convent of Hospitallers and Templars: History, Organization, and Personnel (1099/1120-1310). Leyde, 2008.

[6] BÉRIOU, Nicole; JOSSERAND, Philippe (éd.) – Prier et combattre. Dictionnaire européen des ordres militaires au Moyen Âge. Paris, 2009.

[7] COSTA, Paula Pinto – “A ordem militar do Hospital em Portugal: dos finais da Idade Média à Modernidade”. in Militarium Ordinum Analecta. 3-4 (1999-2000), pp. 5-592; BARQUERO GOÑI, Carlos – La orden de San Juan de Jerusalén en Navarra (siglos xiv y xv). Pampelune, 2004; IDEM – Los Hospitalarios en la España de los Reyes Católicos (1474-1516). Gijón, 2006; BORCHARDT, Karl – “Verwaltungsstrukturen bei den deutschen Johannitern (12. bis 14. Jahrhundert)”. in JAN, Libor; BORCHARDT, Karl (éd.) – Die geistlichen Ritterorden in Mitteleuropa Mittelalter. Brno, 2011, pp. 49-77.

[8] ROGER, Jean-Marc – Le prieuré de Champagne des “chevaliers de Rhodes” (1317-1522). Thèse de doctorat d’État soutenue à l’université Paris-Sorbonne, 2001; IDEM – “F. Jean de Vivonne, prieur d’Aquitaine (1421-1433)”. in Revue historique du Centre-Ouest. 7 (2008), pp. 287-400; IDEM – “Nouveaux regards sur des monuments des Hospitaliers à Rhodes (I). Bartholino da Castiglione, architecte de Pierre d’Aubusson; monuments dépendant de la langue de France; loge, chapelle Saint-Michel”. in Journal des Savants. 2007, pp. 113-170 et 359-433; IDEM – Nouveaux regards sur des monuments des Hospitaliers à Rhodes (II). Les auberges, le bailliage du commerce, la maison de F. Hieronimo de Canel. Poitiers, 2010.

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Referência electrónica:

JOSSERAND, Philippe – “Recension: DE VAIVRE, Jean-Bernard; VISSIÈRE, Laurent – Tous les deables d’Enfer. Relations du siège de Rhodes par les Ottomans en 1480. Genève: Droz, (Travaux d’Humanisme et Renaissance, 529), 2014, 878 pp. ISBN : 978-2-600-01768-8. Prix non indiqué [71,75 francs suisses].”

Medievalista [Em linha]. Nº17 (Janeiro - Junho 2015). [Consultado 01.01.2015]. Disponível em http://www2.fcsh.unl.pt/iem/medievalista/MEDIEVALISTA17/josserand1708.html

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